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30 octobre 2018

Investissements totaux de 17 M$

Tremblant se refait une beauté

Une nouvelle remontée mécanique et un bâtiment plus spacieux au sommet de la montagne font partie des nouveautés qui attendront les visiteurs à la Station Mont Tremblant lors de l’ouverture de la saison prévue dans moins d’un mois.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Fixer la toiture sur les rallonges du Grand Manitou est un défi technique important.
Fixer la toiture sur les rallonges du Grand Manitou est un défi technique important.
© L’information du Nord – Maxime Coursol

« Nous sommes dans les temps, lance d’emblée Annique Aird, vice-présidente aux ventes, marketing et communications de la Station Mont Tremblant (SMT). Les échéanciers sont respectés et tout sera prêt pour le 22 novembre. »

Ce dont Mme Aird parle, ce sont trois chantiers majeurs qui se sont déroulés entre le printemps et aujourd’hui: l’installation d’une nouvelle remontée mécanique à l’emplacement de l’ancienne Lowell Thomas, ainsi que les rénovations et agrandissements du Grand Manitou et de la Fourchette du Diable.

Une installation par hélicoptère

Dès le 9 avril, la remontée triple fixe Lowell Thomas desservant la partie supérieure du versant Nord a commencé à être démantelée. Datant de 1980, elle a été remplacée par un modèle quadruple débrayable du fabricant Doppelmayr. « Avec ce nouveau modèle, on va passer de 1800 personnes qu’on pouvait remonter par heure à 2400 », s’enthousiasme Martin Rochon, directeur des opérations de la SMT. Comptant 74 chaises, la nouvelle remontée favorisera également une plus grande fluidité, d’autant que le débarcadère a été réaménagé en ce sens.

Une vingtaine de personnes a participé à ce chantier. Une fois la vieille remontée démantelée et ses pièces récupérées pour servir de rechange sur les autres lignes existantes, les travailleurs ont dû faire de l’excavation et des forages pour installer les fondations des tours du nouveau remonte-pente. Sur les 12 tours nécessaires, d’une hauteur de 13,7 m (45 pieds), il en reste 11 à installer et la plupart seront faites…par hélicoptère!

« C’est un défi de taille, car les tours sont lourdes et doivent être arrimées aux fondations par une équipe au sol. On s’attend à ce que l’hélicoptère, qui est capable de transporter 8000 livres, ne prenne pas plus de 5 minutes par voyage. Ça va rouler », confie Martin Rochon. Ce chantier était prévu aujourd'hui, le 30 octobre.

Cure de jeunesse

Une autre infrastructure qui a subi une bonne cure de jeunesse est le Grand Manitou, au sommet. Datant de 1993, le bâtiment s’est vu rallongé à l’ouest et au sud, sur deux étages. Il pourra ainsi accueillir 400 personnes supplémentaires et offrira des espaces plus conviviaux, notamment pour l’aire de restauration. Une nouvelle fenestration a également été installée afin de laisser entrer davantage de lumière naturelle à l’intérieur. « Avec ces nouvelles fenêtres, ça va être la plus belle vue des Laurentides, ça c’est sûr! », lance Pete Chauvin, chef de projet pour ce chantier.

Les plus grands défis, pour une bâtisse installée aussi haut, ont été d’avoir un système de chauffage performant et une bonne isolation, ainsi que l’installation de la toiture. « Les grands vents au sommet sont un défi additionnel. Disons que ça prend des très bonnes vis pour que la toiture ne s’envole pas! », ajoute M. Chauvin.

Située à la base nord de la montagne, la Fourchette du Diable profitera aussi d’un agrandissement qui rendra permanente la section de l’extrémité Nord du bâtiment (autrefois un chapiteau). Une annexe y sera également construite pour abriter le local de la patrouille de ski.

Au total, quelque 60 travailleurs de la construction ont œuvré sur ces chantiers.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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