L'Information du Nord 819 425-8658  

Partager:
16 novembre 2018

Lauréate de 2 prix Vivats

Ironman Mont-Tremblant fait sa part pour l’environnement

L’organisation d’Ironman Mont-Tremblant n’a pas remporté un, mais deux prix Vivats, créés par Loto-Québec pour honorer les événements écoresponsables.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

La présidente-directrice générale de Recyc-Québec, Sonia Gagné, remet un prix à Nathalie Dandoy et Pierre Bourget, les deux piliers de la gestion des matières résiduelles lors des événements Ironman.
La présidente-directrice générale de Recyc-Québec, Sonia Gagné, remet un prix à Nathalie Dandoy et Pierre Bourget, les deux piliers de la gestion des matières résiduelles lors des événements Ironman.
© Photo gracieuseté – Normand Huberdeau, NH Photographes Ltée

Lors du Concours des Vivats 2018, tenu le 29 octobre à Montréal, l’Ironman local a décroché des prix dans deux catégories, « Gestion responsable des matières résiduelles » et « Engagement socio-économique ». Le premier prix, en particulier, a été reçu dans une allégresse généralisée. « C’est la consécration de tous nos efforts, que nous avons commencé dès la première édition d’Ironman Mont-Tremblant, en 2012 », confie Nathalie Dandoy, chef de service responsable de la gestion des matières résiduelles à la Station Mont Tremblant.

Si l’événement n’est pas encore complètement carboneutre, un immense effort a été mis pour mieux trier les déchets et un programme de compensation pour les gaz à effet de serre a été créé. Ironman Mont-Tremblant a conclu un partenariat avec Carbone Boréal, une division de l’Université du Québec à Chicoutimi, qui effectue la plantation d’arbres dans la forêt boréale québécoise. Depuis 2014, près de 10 000 arbres ont ainsi été plantés afin de compenser pour les gaz à effet de serre émis lors des événements Ironman.

Un tri efficace

Certifié écoresponsable depuis 2014, l’Ironman Mont-Tremblant a eu à cœur, dès ses balbutiements, d’être vert. Sous l’impulsion de feu Serge Léonard, du Service de l’environnement à la Ville de Mont-Tremblant, ce désir d’être le plus écoresponsable possible est passé « d’un engagement un peu loufoque au début à quelque chose de très concret en quelques années », confie Mme Dandoy.

Elle salue d’ailleurs Pierre Bourget, capitaine de l’équipe verte, qui dès 2012 a mis sur pied une escouade de bénévoles qui veillait à trier les déchets. L’organisation d’Ironman y a également consacré des ressources ensuite, et toujours soutenue par ces bénévoles dynamiques, est parvenue en 2018 à détourner du dépotoir 76% de tous les « déchets » créés lors de l’événement.

« Nous avons réussi à trier les matières recyclables (papier, métal, plastique, carton, verre), les déchets de construction (métal, béton et bois), les matières compostables et les matières dangereuses (batteries, peinture, fluorescents, etc…). Nous réutilisons tout ce que nous pouvons et traitons les autres matières pour être certains qu’elles n’aboutissent pas au site d’enfouissement », confie Mme Dandoy.

Précisons de plus que chaque espace du Village Ironman est équipé de conteneurs destinés à accueillir chacune de ces matières. Les 14 conteneurs, identifiés de manière à ne laisser aucun doute, sont répartis aux zones stratégiques du Village Ironman (la production, les exposants, les bénévoles et les athlètes). Afin de s’assurer de la non-contamination des matières, une inspection minutieuse et un reclassement des matières y sont pratiqués.

Engagée dans sa communauté

Ironman Mont-Tremblant a aussi décroché le prix Vivats pour l’engagement socio-économique. Cette récompense lui a été remise pour honorer son souci de toujours faire des aménagements pour que la population puisse aussi bénéficier des infrastructures mises en place pour les athlètes.

Depuis 2012, l’Ironman aura permis la création de couloirs cyclistes sur la montée Ryan et le chemin Duplessis, l’asphaltage du P’tit Train du Nord sur le territoire de Mont-Tremblant, la création d’un complexe aquatique et, plus récemment, la construction d’une passerelle sur le lac Tremblant pour observer les oiseaux. Plusieurs associations locales ont également été consultées avant la création de ces infrastructures.

Partager:

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

  • Courriel

À ne pas manquer