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3 décembre 2018

Toujours aucun cas chez les animaux sauvages

L’opération liée à la maladie des cerfs se prolonge

Les opérations de surveillance et de contrôle de la maladie débilitante chronique chez le cerf de Virginie vont se poursuivre au moins jusqu’au 15 décembre dans la zone rouge au sud d’Huberdeau et d’Arundel.

Yves Rouleau , journaliste

La Maladie débilitante chronique (MDC) est une maladie dégénérative évolutive du système nerveux toujours mortelle chez les cervidés atteints, notamment les cerfs de Virginie et les orignaux. La maladie n’est pas considérée comme transmissible à l’humain. Cependant, Santé Canada recommande de ne pas consommer ou utiliser les tissus d’un animal infecté.
La Maladie débilitante chronique (MDC) est une maladie dégénérative évolutive du système nerveux toujours mortelle chez les cervidés atteints, notamment les cerfs de Virginie et les orignaux. La maladie n’est pas considérée comme transmissible à l’humain. Cependant, Santé Canada recommande de ne pas consommer ou utiliser les tissus d’un animal infecté.
© Photo L'information du Nord - archives

Aucune des analyses effectuées sur les 1200 cerfs de Virgnie abattus n’a révélé la présence de la maladie dans la zone d’intervention contrôlée qui couvre une partie des zones de chasse 10 Est, 9 Ouest et 8 Nord, dans un secteur englobant en tout ou en partie les municipalités de Grenville-sur-la-Rouge, Boileau et Harrington, a fait savoir le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

« Les résultats des analyses réalisées jusqu’à maintenant permettent de conclure que la maladie, si elle est présente dans la zone d’intervention contrôlée ou dans la zone de surveillance rehaussée, n’a pas contaminé un grand nombre d’animaux sauvages ou qu’elle n’est pas établie depuis de nombreuses années dans ces secteurs. Cela nous indique qu’il est toujours possible de contrer l’établissement et la propagation de la maladie », a souligné le porte-parole Nicolas Bégin.

Jusqu’à maintenant, les agents du MFFP ont abattu au moins 350 cerfs de Virginie dont les analyses ont été confirmées négatives, les autres bêtes analysées ont été tuées par des chasseurs mandatés par le Ministère. Le nombre de cerfs tués est encore plus élevé que le chiffre avancé de 1200, mais certains résultats d’analyse ne sont pas encore connus, a précisé le porte-parole du Ministère.

Le 22 novembre, le MFFP a mené une opération de survol aérien dans la zone d’intervention contrôlée. Les survols en hélicoptère s’effectuent à basse altitude dans les secteurs qui sont les plus fréquentés par les cerfs de Virginie. Les informations obtenues servent à accroître l’efficacité des opérations sur le terrain. Aucun tir n’a été effectué à partir de l’hélicoptère.

Une fraction du cheptel

Il ne s’agit que d’une fraction du cheptel de cerfs de Virginie dans la zone d’intervention contrôlée, a mentionné le porte-parole, l’abattage de tout le cheptel étant un objectif irréaliste. Il en ressort qu’il serait pour ainsi dire impossible de clamer que la MDC n’est pas présente sur le territoire. « Même s’il n’y a eu aucun résultat positif parmi les analyses, il n’est pas impossible qu’il se trouve des cerfs ou même un seul cerf de Virginie infecté. C’est comme chercher une aiguille dans une botte de foin », a expliqué M. Bégin.

L’opération actuelle revient à « se donner la chance de réduire au minimum la propagation de la maladie », a indiqué Nicolas Bégin.

La collaboration des propriétaires pour permettre au MFFP et aux personnes sous contrat avec eux d’accéder aux terrains privés pour les opérations d’abattage des animaux demeure par ailleurs importante pour le succès de la campagne. Jusqu’à présent, la plupart des propriétaires se sont montrés coopératifs, a mentionné M. Bégin.

Six cerfs d’élevage atteints

Par ailleurs, le décompte des cerfs d’élevage chez lesquels on a détecté la Maladie débilitante chronique s’élargit pratiquement de jour en jour. Aux dernières nouvelles, on en comptait au moins six. Tous les cerfs rouges d’élevage provenaient d’une même ferme. L’abattage des animaux de cette ferme devrait continuer, sous la supervision du Ministère de l’Agriculture jusqu’à la fin du mois de décembre.

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Yves Rouleau , journaliste

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