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23 mai 2018

Mise en garde aux élèves du secondaire

En fumer un bon bientôt légal : mais pas avant de conduire

La Police et la Sécurité incendie de Mont-Tremblant ont mis l’accent sur les conséquences de la conduite avec les facultés affaiblies par les drogues, alors que la consommation du cannabis à des fins récréatives est sur le point de devenir légale au Canada (le 1er juillet), lors d’une activité de sensibilisation spectaculaire, à l’école secondaire Curé-Mercure le 18 mai.

Yves Rouleau , journaliste

Les élèves de secondaire 5 ne manquent jamais d’être impressionnés par la représentation d’un accident de la route provoqué par un jeune conduisant avec les facultés affaiblies.
Les élèves de secondaire 5 ne manquent jamais d’être impressionnés par la représentation d’un accident de la route provoqué par un jeune conduisant avec les facultés affaiblies.
© Photo L'Information du Nord - Yves Rouleau

Chaque année, à l’approche des bals des finissants, on organise en collaboration avec des élèves inscrits en théâtre à l’école une mise en scène sur les conséquences  de la conduite avec les facultés affaiblies. La simulation réussie à tous les coups à éveiller les consciences chez les élèves de cinquième secondaire qui assistent à la dramatisation.

Cette année, signe des temps, la mise en situation s’intitulait « J’en ai juste fumé un» et commençait par la projection d’un court-métrage montrant un conducteur prenant le volant après avoir fumé « un gros pétard ».

On voulait bien faire comprendre aux élèves qu’on peut tout aussi bien se trouver en incapacité de conduire son véhicule sous l’influence des drogues et non seulement de l’alcool. En cas d’infraction avérée, les conséquences légales sont les mêmes, tout comme l’impact humain (si l’accident fait des blessés ou des morts).

« Lorsque les policiers ont des raisons de croire qu’un conducteur a consommé, il peut arrêter le véhicule et faire subir au conducteur des épreuves de coordination des mouvements », a expliqué à L’Information du Nord, l’agent aux relations communautaires de la Police de Mont-Tremblant Éric Cadotte.

L’agent évaluateur

Après des tests qui ont laissé croire au policier qu’il y a effectivement eu conduite avec les facultés affaiblies, le conducteur est mis en état d’arrestation et amené au poste de police pour subir des tests plus poussés auprès d’un agent évaluateur. Ce dernier policier a subi une formation d’une dizaine de jours pour acquérir ses compétences.

« L’évaluateur vérifie plusieurs aspects comme la tension artérielle ou la réaction à la lumière à l’aide d’un pupillomètre et d’autres tests. Si l’agent évaluateur est convaincu qu’il a y a eu conduite avec les facultés affaiblies il ordonne, à la personne de soumettre un échantillon d’urine », a indiqué l’agent Cadotte.

Ce dernier précise que la personne qui refuse d’obtempérer aux étapes de mise à l’épreuve est accusé sur le champ.

De même, un individu pourrait être accusé tout de suite après les tests de coordination, si ceux-ci sont suffisamment concluants.

« Pour le moment, la Police de Mont-Tremblant compte un seul agent évaluateur », a par ailleurs précisé l’agent Cadotte. Il n’y en a incidemment 60 dans tout le Québec.

La représentation à l’intention des élèves du secondaire 5 s’est clôturée avec une conférence d’un accidenté de la route, Mathieu Perreault, accompagné du personnel du Centre d’aide pour personnes traumatisées crâniennes et handicapées physiques des Laurentides.

La simulation a mis en présence, outre les élèves-comédiens, des pompiers du Service de sécurité incendie de Mont-Tremblant, du personnel d’Ambulance Paraxion et des étudiants en soins préhospitaliers d’urgence du Collège Athunsic.

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Yves Rouleau , journaliste

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