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15 août 2018

Défense de baignade dans la rivière Rouge

Les mairesses plaident pour encore plus d’affiches

Les mairesses d’Arundel et d’Huberdeau demandent à la MRC des Laurentides de multiplier le nombre d’affiches d’interdiction de baignade dans la rivière Rouge à la hauteur de ces deux municipalités.

Yves Rouleau , journaliste

Cette pancarte d’interdiction de baignade avec avertissement a été installée près du pont d’Huberdeau. De plus, le stationnement est dorénavant interdit dans le rond-point de la rue Staniforth.
Cette pancarte d’interdiction de baignade avec avertissement a été installée près du pont d’Huberdeau. De plus, le stationnement est dorénavant interdit dans le rond-point de la rue Staniforth.
© L’Information du Nord – Yves Rouleau

Pascale Blais, mairesse d’Arundel, a indiqué qu’elle et son homologue d'Huberdeau avaient demandé à la MRC d’installer des pancartes d’avertissement en métal à tous les 50 mètres dans l’emprise du corridor aérobique, un sentier récréatif géré par la MRC des Laurentides qui longe une portion dangereuse de la rivière.

Deux autres personnes ont péri noyées dans la rivière Rouge cet été. L’une d’elles s'est noyée plus haut que la section au sud du pont d'Huberdeau, une partie jugée particulièrement dangereuse à la suite de nombreuses noyades au fil des ans.

Les propriétaires du terrain par lequel les baigneurs accèdent à la rivière installent déjà des pancartes pour indiquer qu’ils se trouvent sur une propriété privée, mais celles-ci sont souvent arrachées, selon Mme Blais. Cette dernière ajoute que des interventions des propriétaires auprès des intrus étaient parfois accueillies avec agressivité par ces derniers.

« La rivière Rouge est particulière. Les noyades sont fréquentes, surtout impliquant des personnes de l’extérieur de la région. Nous voulons encore plus d’affiches pour avertir les gens des dangers », a indiqué Mme Blais.

Clôtures

D’autres mesures encore plus fortes, voir l’installation de clôtures, laissent d'autre part la mairesse d’Arundel hésitante. Cette dernière souligne que les activités de plein air sont constamment en hausse dans la MRC des Laurentides. Il s’agit en outre d’activités prisées des touristes. Couper complètement l’accès à la rivière pourrait nuire aux activités. La création d’une plage publique n’est pas rejetée d’emblée, mais la mairesse précise qu’une telle possibilité n’a pas été étudiée à sa connaissance.

Récemment, les baigneurs ont par ailleurs dû tourner les talons pour aller à Arundel. Des cadets de la Sûreté du Québec les faisaient rebrousser chemin en leur indiquant que la baignade était interdite.

Ce printemps, une rencontre impliquant la Sûreté du Québec, des élus, des représentants de la Régie incendie Nord-Ouest Laurentides de même que des propriétaires riverains a eu lieu. La rencontre s’est conclue par l’engagement, de la part du service policier, de porter une plus grande attention à l’intrusion sur la propriété privée dans le secteur.

Rapport du coroner

Dans un rapport datant du 28 septembre 2017, faisant suite au décès par noyade de Benjamin-Albert Montplaisir-Lessard dans la rivière Rouge aux rapides des Pères (survenu en juillet 2015), la coroner Julie A. Blondin recommandait aux municipalités d’Arundel et d’Huberdeau ainsi qu’au propriétaire riverain l’installation de panneaux d’interdiction d’accès. On recommandait en plus « d’indiquer clairement que la baignade est interdite en spécifiant les dangers tels que les rochers, le courant, les bancs de sable instables » et l’on demandait même d’indiquer le nombre de noyades.

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Yves Rouleau , journaliste

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