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6 septembre 2018

Accès aux plans d’eau pour la pêche: les partis politiques appelés à se prononcer

L’Association des Pêcheurs Sportifs du Québec (APSQ) demande aux partis politiques en campagne électorale de se prononcer sur l’accès aux plans d’eau en périphérie des grands centres.

Yves Rouleau , journaliste

Selon l’APSQ, les tarifs prohibitifs pour l’accès aux plans d’eau sont en partie responsables d’une chute de plus de 83 000 permis de pêche au Québec.
Selon l’APSQ, les tarifs prohibitifs pour l’accès aux plans d’eau sont en partie responsables d’une chute de plus de 83 000 permis de pêche au Québec.
© Photo L'Information du Nord - archives

L’organisme de défense des droits des pêcheurs sportifs est d’avis que l’accès aux plans d’eau est devenu prohibitif pour de nombreux propriétaires d’embarcation. On cite des tarifs quotidiens de 15$ à 50$ ou des tarifs saisonniers de 300$ à 600$. Selon l’APSQ, ces tarifs sont en partie responsables d’une chute de plus de 83 000 permis de pêche au Québec.

En demandant aux partis politiques de se prononcer, l’APSQ revient sur des positions antérieures exprimées par des représentants des divers partis. Ainsi, on rappelle que le député du Parti québécois, Sylvain Roy avait déclaré alors qu’il était porte-parole de son parti en matière de forêts, de faune et de parcs (2018) « qu’une stratégie nationale pour limiter les coûts des rampes de mise à l’eau était prévue ».

En ce qui touche la Coalition Avenir Québec (CAQ),  le porte-parole sur ces questions Mathieu Lemay a déclaré le 8 juin 2018 : « La CAQ prend l’engagement formel de redonner à la population l’accès à nos étendues d’eau en révisant les tarifications », rappelle-t-on.

L’APSQ demeure néanmoins sur ses gardes concernant de telles promesses. « Laurent Lessard et Pierre Moreau (ex-ministres) avaient promis de redonner l’accès aux plans d’eau publics aux familles et presque rien n’a été fait à ce jour », soutient le regroupement.

L’Association des Pêcheurs Sportifs du Québec réitère que « les utilisateurs d’eau, les pêcheurs, les plaisanciers, les canoteurs, les kayakistes et baigneurs veulent un engagement clair qu’une solution sera mise en place dans une première année de mandat.

L’organisme demande entre autres que des parcelles de terrains publics soient rendues accessibles pour l’accès aux plans d’eau avec des espaces de stationnement pour accommoder plusieurs véhicules ».

Le regroupement estime que c’est au gouvernement du Québec de prendre en charge les terrains où se trouvent les rampes de mise à l’eau, d’entretenir ces rampes de même que les terrains de stationnement.

Afin de limiter la propagation des espèces envahissantes, l’APSQ prône l’implantation de postes de lavage d’embarcations dans les haltes routières et en bordure des grands axes routiers.

Le point de vue de l’APSQ « pris au sérieux »

La campagne des pêcheurs sportifs pour l’accès aux plans d’eau a également pris la direction des tribunaux, au printemps dernier. L’Association des Pêcheurs Sportifs du Québec a en effet demandé un pourvoi en contrôle judiciaire à la Cour supérieure à l’encontre de règlements de la municipalité d’Ivry-sur-le-Lac portant sur l’accès au lac Manitou et visant à faire invalider deux règlements municipaux.

La procédure devait s’engager ces jours-ci au tribunal. Toutefois, les avocats des deux parties ont pris contact et il semble qu’il y ait des pourparlers pour une entente à l’amiable qui éviterait le recours au tribunal.

Le président de l’Association des Pêcheurs Sportifs du Québec Stephan Bourgeois a indiqué que le regroupement mène actuellement une campagne d’échanges de courriels avec de nombreuses municipalités relativement à des cas jugés problématiques d’accès à des lacs.

« L’association est prise de plus en plus sérieusement », a indiqué M. Bourgeois qui précise que les municipalités prennent désormais la peine de répondre à leurs doléances.

Le regroupement examine également des possibilités de partenariat avec d’autres associations préoccupées par les restrictions à l’accès aux plans d’eau. «Nous serions plus forts regroupés et nous aurions plus de moyens pour nos actions », a-t-il mentionné.

Les moyens financiers sont un frein à l’action de l’APSQ, reconnaît M. Bourgeois.

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Yves Rouleau , journaliste

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