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6 novembre 2019

Trop près des résidences et dangereux

Des riverains élèvent la voix contre le sentier de motoneige

Des résidents avoisinants le nouveau sentier de raccordement de la motoneige,  dans l’emprise nord de la route 117 à la hauteur de Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant, sont inquiets pour leur sécurité et leur quiétude.

Yves Rouleau , journaliste

Cette entrée résidentielle que l’on peut apercevoir sur la photo fournit une illustration de la situation à laquelle certains riverains feront face: traverser d’abord le sentier de motoneige en toute sécurité, puis s’engager sur la route 117. <
Cette entrée résidentielle que l’on peut apercevoir sur la photo fournit une illustration de la situation à laquelle certains riverains feront face: traverser d’abord le sentier de motoneige en toute sécurité, puis s’engager sur la route 117. <
© (Photo l’Information du Nord – Yves Rouleau)

Le sentier de raccordement de 8,5 kilomètres doit ouvrir au début de la saison de motoneige cet hiver. Son aménagement est discuté depuis le jugement Langlois de 2004, qui a interdit la motoneige sur le sentier du parc linéaire du P’tit Train du Nord à Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant.

Le ministère des Transports a annoncé en décembre 2017 qu'un raccordement pouvait finalement être construit. Cet été, l’aménagement a commencé au grand désarroi de Nadine Dumas, une résidente du chemin de la Pisciculture, à Saint-Faustin-Lac-Carré.

« Le sentier se trouve à 15,2 mètres de ma résidence », a constaté Mme Dumas. La coupe d’arbres a aussi eu pour effet selon elle de décupler le bruit des véhicules circulant sur la route 117. 

Mme Dumas a multiplié les démarches pour faire arrêter la construction du sentier ou obtenir quelque mesure de réparation, sans succès. « Le Ministère des Transports du Québec m’assure que tout est fait dans les règles de l’art », dit-elle. 

Double danger

Guy Parent, dont la résidence à Mont-Tremblant se trouve en bordure de la route 117, se montre quant à lui très inquiet du nouvel aménagement.

« C’est déjà énervant d’entrer en automobile sur la route 117 avec la vitesse des véhicules. Maintenant, il va falloir redoubler de prudence pour d'abord traverser le sentier de motoneige en toute sécurité, puis déboucher sur la 117 », a-t-il mentionné.

La promesse de l’installation de panneaux d’arrêt à l’intention des motoneigistes devant son entrée ne lui est d’aucun réconfort, a-t-il précisé. 

M. Parent s’interroge par ailleurs sur le respect de la distance réglementaire entre le sentier et les résidences. « La porte du garage de mon voisin donne directement sur le sentier. Pour l’ouvrir, il doit être debout dans le sentier. C’est insensé », a-t-il mentionné.

Le résident de Mont-Tremblant affirme que certains de ses voisins ne se souviennent pas d’avoir signé une autorisation à l’aménagement du sentier de motoneige à moins de 30 mètres de distance et d’autres étaient sous l’impression que celui-ci serait aménagé dans le terre-plein central ou dans l’emprise sud de la 117.

Interprétation divergente

D’autres riverains de la route 117 ainsi que des résidents de la rue Cloutier à Saint-Faustin-Lac-Carré et du chemin Maisonneuve, à Mont-Tremblant, auront à vivre la même expérience que Guy Parent pour déboucher sur la route 117. 

Résidente du chemin Maisonneuve, Hélène Turgeon ne voit pas la situation d’un bon œil. « Les automobilistes roulent 120 ou 130 kilomètres/heure, sur la 117, c’est déjà périlleux avant même la construction du sentier de motoneige», a-t-elle indiqué.

Mme Turgeon s’inquiète également de l’augmentation du niveau de bruit des motoneiges qui viendra s’ajouter aux automobiles. Sur cet aspect, les résidents du chemin Maisonneuve ont par ailleurs obtenu l’appui de la Ville de Mont-Tremblant. Le conseil municipal a adopté, lors de sa séance du 15 octobre, une résolution demandant des mesures de mitigation, tel un mur coupe-bruit pour les résidences du chemin Maisonneuve. 

Selon Mme Turgeon, une bonne part du mécontentement actuel aurait pu être évité si le sentier avait été bien présenté aux riverains. 

Beaucoup d’éléments laissent place à l’interprétation, selon elle. « Pour un nouveau sentier, la distance minimum avec les résidences doit être de 100 mètres. Toutefois, selon le Club de motoneige, il ne s’agit pas d’un nouveau sentier, mais d’un raccordement d’un ancien sentier, alors c’est une règle de 30 mètres qui s’applique. On joue sur les mots », a indiqué Mme Turgeon.

À LIRE AUSSI: Résidents voisins du sentier: la députée Jeannotte cherche des solutions

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Yves Rouleau , journaliste

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