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12 décembre 2019

Transfert de la desserte policière

Les policiers de Mont-Tremblant réclament un référendum

Le président de la Fraternité des policiers de Mont-Tremblant souhaite, pour obtenir l’opinion sans équivoque de la population, que la question de la desserte policière à Mont-Tremblant soit soumise à un vote référendaire.

Yves Rouleau , journaliste

Les émotions pouvaient se lire sur le visage de plusieurs personnes de l’assistance, lors de l’assemblée extraordinaire qui a vu le conseil municipal de Mont-Tremblant demandé l’abolition du service de police municipale.
Les émotions pouvaient se lire sur le visage de plusieurs personnes de l’assistance, lors de l’assemblée extraordinaire qui a vu le conseil municipal de Mont-Tremblant demandé l’abolition du service de police municipale.
© Photo L'info du Nord - Jean-Marie Savard

« Les élus municipaux avaient le droit d’explorer le terrain d’un changement de desserte policière. Mais il s’est clairement exprimé qu’il n’y pas d’accessibilité sociale de l’abolition de la police municipale. Les élus n’en semblent pas persuadés, en revanche. Alors qu’ils posent directement la question à la population dans un référendum », a mentionné Serge-Alexandre Bouchard lors d’une entrevue avec L’info du Nord.

Ce dernier a tenu ces propos quelques heures après l’assemblée extraordinaire du conseil, qu’il a qualifiée d’éprouvante pour les policiers. « La façon dont le maire nous a dépeints était dure à entendre », a-t-il mentionné en faisant allusion aux assertions que l’attitude des policiers, dans les relations de travail, avait pesé lourd dans la décision des élus de demander l’abolition.

Serge-Alexandre Bouchard a dit « avoir eu les jambes sciées » par ces réflexions, non pas de l’affirmation qu’il y avait des conflits de travail, mais que les policiers en étaient les seuls responsables.

« Des conflits, il y en a dans tous les milieux de travail. Mais, dans chaque conflit, il y a deux parties », a-t-il fait valoir.

Par ailleurs, Serge-Alexandre Bouchard a rejeté vigoureusement l’affirmation selon laquelle des citoyens qui auraient été d’accord avec le changement de desserte policière « n’oseraient jamais s’exprimer publiquement pour ne pas se faire de la police municipale un adversaire ». « Je n’ai été témoin ni entendu parler, d’aucun commentaire ou attitude qui aurait pu être associé à une forme d’intimidation envers des citoyens pour l’abolition de la police municipale. Si j’en avais été témoin, je l’aurais dénoncé. Un tel comportement va à l’encontre de nos valeurs de policiers », a-t-il dit.

La FPQM ajoute sa voix

La Fédération des policiers et policières municipaux du Québec (FPQM) a pour sa part ajouté sa voix à celle de la Fraternité des policiers de Mont-Tremblant pour réclamer un référendum sur la question de la desserte policière.

« Les Tremblantois ont tenté par tous les moyens possibles de se faire entendre par leurs élus. Certaines personnes ont amorcé des pétitions, d’autres ont marché dans les rues et, lors des consultations publiques bâclées, très peu de personnes ont pu s’exprimer. Néanmoins, les citoyens qui ont pu le faire étaient unanimement contre le transfert de la Sûreté du Québec », indique la FPQM, dans un communiqué.

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Yves Rouleau , journaliste

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