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14 février 2019

Tempête des 12-13 février

La région ensevelie sous la neige

La tempête des 12-13 février a laissé la plus importante bordée de neige de l’hiver dans les Hautes-Laurentides. Toutefois, le nombre de centimètres total reçu depuis décembre n’excède pas les normales de saison.

Maxime Coursol

Les automobiles faisaient partie intégrante des bancs de neige, le 13 février, dans le sillage de ce qu’on qualifie déjà de « plus grosse tempête de l’année ».
Les automobiles faisaient partie intégrante des bancs de neige, le 13 février, dans le sillage de ce qu’on qualifie déjà de « plus grosse tempête de l’année ».
© Photo L’information du Nord – Maxime Coursol

Selon Environnement Canada, les Hautes-Laurentides en général (soit la portion du territoire entre l’Abitibi et les Basses-Laurentides) ont reçu entre 30 et 35 cm de neige, dépendamment du secteur. Plus localisé, à Sainte-Agathe-des-Monts, selon un observateur volontaire qui fournit ses données à Environnement Canada, c’est plutôt 40 cm qui se sont accumulés.

« C’est une bonne quantité de neige, mais ce n’est pas anormal, affirme Marie-Ève Giguère, météorologue chez Environnement Canada. En fait, jusqu’à présent, l’hiver 2018-19 est pas mal dans la normale de saison. Comme nous étions en-dessous de la normale en décembre, nous nous sommes rattrapés. »

« Les tempêtes se succèdent rapidement cette année, c’est très actif côté météo; mais on n’est pas en train de battre des records », ajoute Mme Giguère.

La dernière tempête a cependant laissé une grande quantité de neige au sol. En date du 14 février, on estimait la moyenne à 80 cm dans les Hautes-Laurentides, soit deux fois plus que de coutume à ce temps-ci de l’année.

« Cette accumulation inhabituelle s’explique du fait que cet hiver, ce sont les mêmes régions qui reçoivent toutes les tempêtes de neige: le sud de l’Ontario et du Québec, dont les Laurentides font partie. Le courant-jet, qui détermine la trajectoire des tempêtes, reste au-dessus de chez nous, plutôt que de bouger vers la côte est américaine et les Maritimes », avance la météorologue.

Surveiller sa toiture

C’est ce courant-jet qui est la principale cause de l’hiver en dents de scie que nous avons au Québec, selon Marie-Ève Giguère. On n’avait pas vu autant de variations aussi rapprochées depuis l’hiver 2007-08, où l’accumulation importante de neige avait causé quelques effondrements de toitures à travers le Québec.

Mme Giguère suggère d’ailleurs fortement à la population de veiller à déneiger leurs toits. « Nous avons eu des redoux fréquents récemment: la neige devient plus compacte, ce qui la rend plus lourde. Ça entraîne un stress important pour les toits », conclut-elle.

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Maxime Coursol

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