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5 février 2019

Selon les entreprises et les municipalités

Routes impraticables: aucun gagnant

Des infrastructures routières endommagées au point de rendre la circulation impossible ne profiteraient ni à l’industrie forestière, ni aux municipalités. C’est ce que pense Martin Scallon du Groupe Crête, qui parlait au nom de cinq entreprises signataires d’une demande d’action gouvernementale effectuée conjointement avec les municipalités de la MRC des Laurentides.

Yves Rouleau , journaliste

Le préfet de la MRC des Laurentides Marc L’Heureux.
Le préfet de la MRC des Laurentides Marc L’Heureux.
© Photo L'information du Nord - Yves Rouleau

Le porte-parole insiste sur le fait que l’industrie forestière ne peut en aucun cas se montrer indifférente au piètre état des routes. « Si un pont est condamné ou le tonnage réduit, on est perdant comme tout le monde », a-t-il affirmé lors d’un point de presse à la MRC des Laurentides.

Ces arguments et d’autres sont avancés par les représentants de l’industrie forestière et les maires de la MRC des Laurentides pour faire valoir la nécessité pour le ministère des Transports et le gouvernement d’investir davantage pour aider les municipalités au maintien de routes de transit du transport de bois. La solution pourrait résider dans les redevances payées par l’industrie forestière ou encore la désignation «de route à double vocation », qui implique une injection de fonds de Québec.

« Les compagnies forestières paient des millions en redevances pour leurs droits de coupes forestières. Il peut certainement y avoir une plus grande partie versée pour l’entretien des routes », affirme Martin Scallon.

« Aucun chemin dans la MRC des Laurentides n’est désigné route à double vocation », note pour sa part le maire de La Conception Maurice Plouffe, qui est au fait du dossier depuis plusieurs années dans sa municipalité et sur une plus grande échelle, au sein de la Fédération québécoise des municipalités.

Ensemble

Le maire Plouffe souligne que le ministre des Transports rencontrera les maires de la FQM le 21 février. La question du transport du bois sera certainement soumise au ministre, assure-t-il.

Par ailleurs, le préfet de la MRC des Laurentides Marc L’Heureux ne veut pas que ce dossier se transforme en confrontation. « Les municipalités et les entreprises forestières, on est ensemble sur cette question des routes. Nous sommes tous des citoyens préoccupés par le gagne-pain et aussi par la qualité de notre environnement », mentionne-t-il.

L’initiative d’un front commun municipalités-entreprises forestières a pris son origine entre la municipalité d’Amherst et l’entreprise Forespect. Les deux ont servi d’émissaires dans leur milieu respectif pour faire valoir les avantages d’une action concertée.

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Yves Rouleau , journaliste

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