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13 mars 2019

Saint-Faustin-Lac-Carré et Lac-Supérieur

Des parents rêvent d’une nouvelle école primaire

Des parents de Saint-Faustin-Lac-Carré, Lac-Supérieur et Val-des-Lacs jettent les bases d’un projet d’école alternative dans leur secteur.

Yves Rouleau , journaliste

Les élèves du primaire de Lac-Supérieur et Saint-Faustin-Lac-Carré fréquentent actuellement le Campus primaire de Mont-Tremblant. Les enfants de Val-des-Lacs reçoivent quant à eux leur instruction à Sainte-Agathe-des-Monts.
Les élèves du primaire de Lac-Supérieur et Saint-Faustin-Lac-Carré fréquentent actuellement le Campus primaire de Mont-Tremblant. Les enfants de Val-des-Lacs reçoivent quant à eux leur instruction à Sainte-Agathe-des-Monts.
© Photo L'information du Nord - Archives

Les maires de Lac-Supérieur Steve Perreault et de Saint-Faustin-Lac-Carré Pierre Poirier ainsi que la porte-parole d’un comité de parents Marie-Hélène Ouellette ont confirmé que des discussions se déroulaient depuis quelques mois déjà.

Selon Mme Ouellette, une proposition discutée l’an dernier, avant d’être finalement rejetée par la Commission scolaire des Laurentides (CSL), s’est avérée l’étincelle de l’idée d’une nouvelle école pour le secteur formé des municipalités de Saint-Faustin-Lac-Carré, Lac-Supérieur et Val-des-Lacs. À l’époque, la CSL avait suggéré d’envoyer les élèves de 6e année du Campus primaire de Mont-Tremblant à l’école secondaire Curé-Mercure, faute de place dans les écoles primaires du coin. Des parents se sont mis alors à réfléchir à l’idée d’une école dans leur secteur. Ils ont contacté des élus municipaux locaux.

Lac-Supérieur tend l’oreille

La Municipalité de Lac-Supérieur a été la première à prêter l’oreille. « L’idée d’une école primaire à Lac-Supérieur a été mentionnée dans notre municipalité dès 2014, alors qu'il était question d’une politique de la famille », a indiqué le maire Steve Perreault. Faute de temps, le projet avait fait place à d’autres sujets plus prioritaires.

Parmi les éléments relevés à l’époque, on soulignait les distances de 20 kilomètres et plus que des élèves de Lac-Supérieur devaient parcourir pour se rendre à l’école et, par conséquent, le temps important que les enfants passent dans les autobus, environ 1h15 et même 1h30 pour certains d’entre eux.

En outre, on dénombre à Lac-Supérieur, Saint-Faustin-Lac-Carré et Val-des-Lacs quelque 400 enfants en âge de fréquenter l’école primaire.

La Municipalité de Lac-Supérieur a fait un pas de plus que les deux autres en proposant un terrain, chez elle, pour construire une éventuelle école.

Saint-Faustin-Lac-Carré s’implique

Par ailleurs, lors d’une récente assemblée publique sur un autre sujet, le maire de Saint-Faustin-Lac-Carré Pierre Poirier a indiqué que des discussions avaient lieu en coulisses depuis quatre ans avec les maires successifs de Lac-Supérieur sur le sujet d’une école dans le secteur.

« Ce serait un projet gagnant-gagnant, mais la Commission scolaire n’est pas facile à convaincre », a-t-il affirmé.

La dizaine de parents du nouveau comité qui s’est créé après les discussions sur le transfert des élèves de 6e année, l’an dernier, penche, pour le moment, pour un projet du type école alternative, souligne la porte-parole du comité Marie-Hélène Ouellette.

Mme Ouellette fait remarquer que l'école alternative de Mont-Tremblant, L’Odyssée, refuse actuellement des enfants faute de place. « Je trouve ça injuste pour les parents et les enfants », mentionne-t-elle. Les parents souhaiteraient en outre que l’école soit orientée vers la nature et les saines habitudes de vie.

Sondage auprès des parents

La démarche du comité comprend également un sondage auprès des parents. « La réponse a été très favorable », affirme Mme Ouellette.

Même si le territoire compte 400 enfants, le comité vise plutôt une école de 150 élèves.

Le comité aimerait avoir en main une ébauche d’un projet à soumettre à la Commission scolaire dès l’automne 2019, indique Mme Ouellette.

Cette dernière soutient que la Commission scolaire est déjà au courant du plan des parents, mais ne se prononce pas pour l’instant, selon elle.

Par ailleurs, dans un retour d’appel sur le sujet, le directeur général de la Commission scolaire des Laurentides Bernard Dufourd a plutôt mentionné qu’il n’était pas au fait du projet des parents. « Il n’y a pas eu de démarche officielle. S’ils souhaitent nous rencontrer, nous sommes disposés à les recevoir », a-t-il mentionné.

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Yves Rouleau , journaliste

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