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Virage vert dans la région

Pierre Bourget, l’éveilleur de conscience verte

Si aujourd’hui l’environnement est une préoccupation quotidienne pour nombre de Québécois, il a fallu des écologistes avant-gardistes pour les sensibiliser. Pierre Bourget est l’un de ces pionniers.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Pierre Bourget a notamment participé à la mise sur pied de la Brigade verte, lors de l’Ironman Mont-Tremblant.
Pierre Bourget a notamment participé à la mise sur pied de la Brigade verte, lors de l’Ironman Mont-Tremblant.
© L’information du Nord – Maxime Coursol

Loin du cliché du hippie devenu environnementaliste, Pierre Bourget a un passé d’ingénieur et les cheveux courts. C’est au tournant des années ’80 qu’il a eu sa première prise de conscience environnementale. Résidant alors à Sainte-Julie, sur la Rive-Sud de Montréal, il a appris que l’eau abreuvant sa communauté, provenant du fleuve Saint-Laurent, était très polluée. Il s’est alors joint à la Société pour vaincre la pollution (SVP), le tout premier organisme québécois de protection de l’environnement, et s’est beaucoup informé sur les enjeux environnementaux.

Arrivant à l’âge de la retraite, M. Bourget s’est installé avec son épouse à Mont-Tremblant, où le militantisme l’a rattrapé lors de la crise des algues bleues, en 2007. Il a alors commencé à s’impliquer bénévolement dans le comité d’organisation d’événements en environnement de la Ville. Pendant plusieurs années, ce groupe a présenté des documentaires et des conférences sur l’impact des humains sur l’environnement, en particulier dans le dossier des gaz à effet de serre (GES).

Une fois le public sensibilisé, c’est maintenant l’heure de poser des actions, selon Pierre Bourget. « Il faut réfléchir à quelles solutions on peut apporter, nous, comme individus, pas attendre sans arrêt après les gouvernements et les grosses compagnies pour qu’ils agissent. Le vrai défi en environnement, c’est de ne pas blâmer le voisin! », glisse-t-il en souriant.

Des gestes concrets

Dans ce souci d’apporter des solutions, M. Bourget a ainsi approché la Station Mont Tremblant pour qu’elle réduise son empreinte carbone. Cette entreprise vivant beaucoup de touristes venant de l’étranger, ce qui produit pour leur transport beaucoup de GES, il l’a incité à faire planter des arbres pour compenser. L’entreprise a accepté de se lancer dans cette aventure et a même poussé encore plus loin, en gérant beaucoup mieux ses déchets (voir l’autre texte).

Toujours soucieux de l’achat local, le militant environnemental en fait une priorité quand vient le temps de se procurer une voiture, des aliments ainsi que divers produits de plaisance. « Chez moi, on ne porte que des vêtements produits ici, en Amérique », lance-t-il fièrement. Sur le plan de l’alimentation, sa conjointe et lui prennent de moins grosses portions pour réduire leur gaspillage alimentaire et les restes de table sont réutilisés pour leur jardin, en étant compostés.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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