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10 avril 2019

Conflit de travail à la Ville de Mont-Tremblant

Les syndiqués augmentent la pression

Les cols bleus et cols blancs à l’emploi de la Ville de Mont-Tremblant étaient en grève les 4 et 5 avril, afin de mettre de la pression sur leur employeur dans le cadre des négociations de la nouvelle convention collective.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Dès le 4 avril au matin, les employés syndiqués de la Ville érigeaient une ligne de piquetage devant l’hôtel de ville.
Dès le 4 avril au matin, les employés syndiqués de la Ville érigeaient une ligne de piquetage devant l’hôtel de ville.
© L’information du Nord – Yves Rouleau

Une ligne de piquetage a été dressée devant l’hôtel de ville les deux jours. Selon le président du Syndicat des travailleuses et travailleurs de la Ville de Mont-Tremblant (STT-CSN), ses membres sont très mobilisés et les journées de grève se sont passées de façon assez harmonieuse.

« Très peu de citoyens ont traversé les lignes de piquetage et de nombreux automobilistes, en passant devant l’hôtel de ville, nous ont démontré leur appui, a déclaré Kuang Selao. Même si la Ville a rendu publique son offre dans le journal, ce qui a un peu provoqué mes membres et qui est du jamais vu depuis mon entrée en poste en 2006, je n’ai pas senti d’agressivité ni chez les travailleurs, ni chez les citoyens. »

Ces deux journées de grève ont forcé la fermeture complète des bibliothèques Samuel-Ouimet et du Couvent ainsi que de l’écocentre. Quant à l’aréna Gilles-Cadieux, il était fermé le 4 avril, mais ouvert le lendemain. La plupart des édifices municipaux sont malgré tout demeurés ouverts, les cadres assurant de donner quand même un service à la population.

Dialogue de sourds

Selon le président du STT-CSN, ce débrayage des employés était nécessaire pour dénoncer le statu quo de la part de la partie patronale, qui refuserait de mettre de l’eau dans son vin pour assouplir sa proposition sur la structure salariale. Du côté de la Ville de Mont-Tremblant, on affirme au contraire que c’est le syndicat qui refuse de faire des concessions.

La centaine de travailleurs à l’emploi de la Ville de Mont-Tremblant sont sans contrat de travail depuis le 31 décembre 2016. Les négociations ont peu évolué en deux ans à cause d’un différend majeur concernant la structure salariale. Les conditions de travail, notamment la demande patronale d’abolir l’horaire d’été, sont également une pierre d’achoppement importante.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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