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12 avril 2019

Les tarifs des permis de chasse, de pêche et de piégeage sont à la baisse

La vente de permis de chasse, de pêche et de piégeage n'a jamais été aussi basse au Québec qu’en 2018. Dernièrement, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a annoncé une baisse pour les permis de chasse au petit gibier, de pêche et de piégeage.

Cette année, les amateurs de pêche et de chasse au petit gibier bénéficieront d’une baisse du coût de leur permis.
Cette année, les amateurs de pêche et de chasse au petit gibier bénéficieront d’une baisse du coût de leur permis.
© Photo Pixabay

En 2018, et ce de façon significative, les ventes de ces permis ont de nouveau chuté. Ce sont 17 000 permis de chasse de moins qui ont été vendus. La plus importante diminution depuis les cinq dernières années.

Pour la pêche, il est question de 12 000 permis en moins qui ont été répertoriés en 2018. Et pour ce qui est des ventes de permis de piégeage, elles ont aussi connu un creux historique depuis 1998.

Pourquoi les ventes ont baissé?

Plusieurs raisons ont été évoquées par le MFFP et la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs pour expliquer ces diminutions. On parle tout d’abord de l’augmentation du coût des permis de chasse et de pêche, ainsi que des droits d’accès aux plans d’eau québécois.

On explique que le vieillissement de la population y est aussi pour beaucoup. Dans différentes entrevues, la fédération explique qu’elle travaille à tout mettre en œuvre pour assurer une relève. Selon l’organisme, ce sont des programmes attractifs et une diminution du coût des permis qui, s’ils sont combinés, pourraient être la solution pour assurer une relève et pouvoir la maintenir.

Du côté du MFFP, on pense aussi à l’aspect développement du secteur qui pourrait commencer par la mise en place d’un centre de recherche en économie faunique afin de stimuler le secteur de la faune au Québec.

Nouvelle tarification

Récemment, le premier ministre du Québec, François Legault, a exigé de trouver le budget nécessaire pour permettre aux chasseurs et aux pêcheurs des tarifs de permis plus abordables. Il a été entendu, puisque son ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, a profité de l'ouverture du Salon plein air, chasse, pêche et camping de Québec pour dévoiler une nouvelle tarification 2019.

Pour la saison 2019-2020, le prix des permis passera de 24,82 $ à 21,01 $ pour le droit de chasse au petit gibier et de 30,89 $ à 22,79 $ pour le permis de pêche. Si l’on compare avec 2018, il s'agit d’une baisse de 26% pour la pêche et de 15% pour la chasse. Les nouveaux tarifs sont en vigueur depuis le 15 mars 2019.

Différentes opinions

En entrevue peu avant l’annonce avec le journal, Jean-Marc Bélanger, président régional des Zecs Hautes-Laurentides, déclarait qu’une baisse des coûts des permis de pêche et de chasse au petit gibier serait bien accueillie par les chasseurs et pêcheurs. « La baisse de ces permis se traduira certainement par une augmentation de la fréquentation dans les territoires de Zec.  Les jeunes chasseurs sont attirés par la chasse au petit gibier, car c’est une chasse plus facile et agréable. Donc, une baisse de tarifs ne pourra qu’être bénéfique pour les activités de chasse et de pêche sur les territoires du Québec », a-t-il expliqué.

Le président de l’Association de chasse et pêche de La Minerve, Claude Tétreault, est pour sa part dubitatif. « C’est sûr que la baisse annoncée, c’est une bonne chose. Je ne pense pas que ça va changer quelque chose, par exemple. On n’a pas tellement perdu de joueurs avec la hausse des permis. Les mordus de pêche et de chasse y vont toujours. C’est plus le pêcheur occasionnel qui va peut-être revenir, mais de là à dire qu’il va y avoir une différence pour assurer la relève, pas sûr », dit-il.

D’autres rappellent aussi l’accès aux plans d’eau à coût exorbitant, qui freinerait la pratique de la pêche sportive au Québec et par le fait même, contribuerait à cette diminution de l’achat de permis de pêche. Baisser le prix ne changerait donc rien, tant que le gouvernement ne légifère pas pour un accès aux plans d'eau à coût abordable.

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