L'Information du Nord 819 425-8658  

Partager:
17 mai 2019

Travaux dans un milieu humide

Le Projet Indigo blâmé par Québec

Le projet domiciliaire Indigo, qui soulève la controverse dans le secteur où il se développe à Mont-Tremblant, a reçu une nouvelle tuile sur la tête: le ministère de l’Environnement du Québec l’a reconnu coupable d’avoir effectué des travaux dans un milieu humide.

Maxime Coursol

Ce schéma, tiré du rapport d’inspection du ministère de l’Environnement concernant le projet Indigo, montre l’endroit où l’écoulement de sédiments a eu lieu.
Ce schéma, tiré du rapport d’inspection du ministère de l’Environnement concernant le projet Indigo, montre l’endroit où l’écoulement de sédiments a eu lieu.
© Photo gracieuseté

Dans un rapport d’inspection remis au ministère dont L’information du Nord a obtenu copie, on peut lire que le promoteur immobilier a rejeté ou permis le rejet « d’un contaminant, soit des sédiments provenant de déblais entreposés sur le chemin d’accès à l’ouest du projet de développement Indigo dans un cours d’eau ». De plus, le rapport montre du doigt la Ville de Mont-Tremblant pour « avoir réalisé un projet […], à savoir le creusage dans un cours d’eau redressé longeant la rue Labelle sur lot 3 280 654, sans avoir obtenu l’autorisation préalable du ministère. »

Le rapport est signé par l’inspectrice Sandra Veilleux et daté du 17 décembre 2018. C’est à la suite du dépôt d’une plainte reçue le 21 février 2018, concernant des travaux d’excavation dans un milieu humide, que le ministère s’est penché sur le dossier. L’inspection des lieux a eu lieu le 4 juillet 2018.

Infractions

Les travaux ciblés sont en contravention de la Loi sur la qualité de l’environnement du Québec (LQE). Dans son rapport, l’inspectrice Veilleux recommande d’évaluer la possibilité de donner comme sanction une amende de 10 000$ au promoteur. Elle précise également, comme facteur atténuant, que celui-ci avait déjà entrepris des mesures pour corriger la situation, « à savoir l’aménagement d’un bassin de sédimentation, avec des ballots de paille et une membrane géotextile, le réensemencement d’une partie touchée par l’émission des sédiments dans le fossé et l’entretien des barrières à sédiments. »

En ce qui concerne la Ville de Mont-Tremblant, l’inspectrice se borne à recommander un suivi de manquement sans inspection « afin de vérifier les correctifs apposés ».

Sophie Gauthier, conseillère en communication au ministère de l’Environnement du Québec (MELCC), précisait toutefois le 26 avril, dans un courriel à L’information du Nord, que « pour le moment, aucune sanction n’a été imposée dans ce dossier. Le Ministère continue d’assurer un suivi du dossier et n’exclut aucun autre moyen pour assurer la conformité à la LQE. »

Maxime Coursol

  • Courriel

À ne pas manquer