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12 juillet 2019

nouveaux intervenants, ressources professionnelles et techniques supplémentaires

La DPJ crée 165 nouveaux postes dans les Laurentides

Le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides a annoncé récemment la création de 165 nouveaux postes à la Direction de protection de la jeunesse (DPJ) de la région.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Avec ses 177 postes créés dans les Laurentides, la DPJ espère mieux répondre aux besoins des enfants qui en ont besoin dans la région.
Avec ses 177 postes créés dans les Laurentides, la DPJ espère mieux répondre aux besoins des enfants qui en ont besoin dans la région.
© Photo L'information du Nord - archives

On parle de nouveaux intervenants, mais aussi, et surtout de ressources professionnelles et techniques supplémentaires pour appuyer les intervenants: travailleurs sociaux, psychoéducateurs, pédopsychiatres, etc. La majorité des postes ouverts seront d’abord comblés à l’interne puis, dans une deuxième phase, le CISSS recrutera du personnel pour les postes demeurés vacants.

Autrement dit, selon la responsable syndicale de l’APTS pour les Laurentides, Marie-Ève Meilleur, « on va vider la liste de rappel, qui fonctionne déjà à temps complet. Les travailleurs en surcroît seront confirmés comme titulaires de leurs postes et des postes seront bonifiés, par exemple, en passant de 3 à 5 jours par semaine ».

Mme Meilleur applaudit cette décision, qui va au-delà des compressions des dernières années. « C’est sûr que c’est surtout un rattrapage, mais il y aura quand même des nouveaux postes », précise la représentante syndicale.

Une hausse constante

La directrice de la protection de la jeunesse des Laurentides, Myriam Briand, confirme le tout: « Ultimement, on veut que l’enfant reconnaisse toujours le même visage et que l’employé sache où il va travailler demain. On va assurer une stabilité pour les jeunes et une sécurité d’emploi aux travailleurs ». Elle ajoute que des postes volants seront ouverts dans les trois centres jeunesse de la région (Huberdeau, Saint-Jérôme et Sainte-Sophie), sans avancer de chiffres.

Cet ajout de ressources est bienvenu dans la région, où les hausses de signalements sont proportionnelles à l’accroissement de la population. Depuis quelques années, l’augmentation de l’achalandage reposait sur les épaules du même nombre d’intervenants, ce qui entraînait plusieurs délais. « C’est difficile pour le système de suivre, il s’engorge constamment, même si depuis deux ans on a bonifié les ressources, reconnaît Myriam Briand. On a fait le portrait de la situation en 2018 pour savoir où ça s’engorge, pour en venir au constat que l’ajout de ressources était obligatoire. » Dès décembre, la haute direction a ainsi lancé un processus d’embauche d’employés supplémentaires. La tragique histoire de la fillette de Granby a ensuite créé une urgence d’agir qui a poussé à augmenter encore davantage le nombre de postes à pourvoir.

La DPJ des Laurentides vise la mi-juillet pour finir de combler les postes à l’interne. À ce moment, les nouveaux emplois non comblés seront affichés et l’ensemble des personnes qui souhaiteraient se joindre à l’équipe pourront déposer leur candidature en ligne, directement dans la section carrière du site www.santelaurentides.gouv.qc.ca.

La question de l’autonomie

L’APTS souhaite maintenant mener certaines discussions avec la direction pour que les intervenants sur le terrain puissent obtenir davantage d’autonomie. La directrice Briand croit cependant qu’il s’agit moins d’un enjeu que d’offrir un meilleur encadrement du personnel. « Les intervenants seniors n’ont déjà pas besoin de multiples approbations pour faire leur travail. Maintenant, des sommes sont octroyées pour offrir plus de ressources autour des intervenants et beaucoup de ressources à l’interne seront dotées de postes. Nous faisons le pari que s’il y a plus de ressources communautaires, il y aura moins de signalements. Il ne faut jamais perdre de vue que la DPJ est le bout de la ligne. Si, avant de se rendre là, les enfants et leurs parents ont reçu l’aide dont ils avaient besoin, on aura moins besoin de travailleurs de la DPJ », conclut-elle.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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