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5 août 2019

Sans doute au fond depuis longtemps

Une trentaine de pneus repêchés dans la rivière Rouge à Brébeuf

Jean-Marie Desforges n’en revenait pas lorsqu’il a vu un de ses voisins extraire de la rivière Rouge, en face de chez lui, un pneu, puis deux, puis douze, finalement 34 vieux pneus d’automobile bien comptés.

Yves Rouleau , journaliste

Les 34 pneus ont été empilés sur la plage en attendant que la Municipalité de Brébeuf vienne les ramasser
Les 34 pneus ont été empilés sur la plage en attendant que la Municipalité de Brébeuf vienne les ramasser
© (Photo L’information du Nord – Yves Rouleau)

Le résident qui habite tout au bout du chemin Germain-Coupal à Brébeuf n’a jamais soupçonné que le fond de la rivière était un véritable décharge de pneus. C’est un voisin qui a aperçu les vieux pneus le 25 juillet, en se promenant en embarcation sur la rivière, à cet endroit où la rivière est peu profonde.

Le lendemain, il est revenu avec de l’équipement de plongée et il a extrait les pneus du fond de l’eau. On a en même temps transporté les pneus sur la rive. Encore d’autres pneus profondément ensablés n’ont pu être enlevés et restent au fond.

« C’est certain que je ne m’attendais pas à ça. Ça me fâche quand je constate l’insouciance de certaines personnes », a indiqué M. Desforges.

Ce dernier pense que les pneus se trouvaient là depuis un bon bout de temps. « Je ne suis pas un expert, mais le lettrage sur les pneus me donne à penser qu’ils datent d’une trentaine d’années », a-t-il dit.

Sans pouvoir en être certain, ils pensent que les pneus ont été déposés là il y a belle lurette, peut-être avant qu’il n’acquiert sa propriété en 1976.

« J’ai eu la curiosité d’aller voir si on pouvait apercevoir dans les parages des traces de véhicules qui auraient laissé l’indice qu’on s’est approché pour jeter les pneus à la rivière dernièrement. Je n’ai rien vu », a-t-il dit.

« Avec la quantité et la variété des marques, ce serait surprenant que les pneus proviennent d’une personne. Il paraît évident que ça vient d’un garage », a-t-il mentionné.

Le seul garage dont Jean-Marie Desforges se souvient dans le secteur est un établissement privé qui a déjà pris place plus en amont sur la rivière Rouge, à Brébeuf. Plus tard ce bâtiment a fait place au garage municipal. M. Desforges se garde bien cependant de suggérer que les pneus proviennent de cet endroit.

Le résidant du chemin Germain-Coupal a tour à tour contacté la Sûreté du Québec, le ministère de l’Environnement puis la Municipalité de Brébeuf pour les inciter à enquêter pour retracer les auteurs du méfait environnemental. Dans les deux premiers cas, on lui a répondu qu’il n’était pas possible d’ouvrir une enquête sans l’existence d’une piste quelconque. Du côté de la Municipalité, on a indiqué que les pneus seraient ramassés aussi rapidement que possible.

« On n'a plus qu’à espérer que les gens aient compris, aujourd’hui, que ce n'est pas une chose à faire », a conclu M. Desforges.

Ramassage dans les plus brefs délais

Par ailleurs, le maire de Bébeuf Marc L’Heureux a indiqué à L’information du Nord

que les pneus seraient ramassés le plus rapidement possible et amené à l’éco-centre. « C’est pas juste pour le pauvre propriétaire d’avoir tous ces vieux pneus sur son terrain. On veut les enlever pour lui et tous les citoyens de Brébeuf. La rivière Rouge, c’est notre rivière et on ne veut qu’elle soit propre », a-t-il mentionné.

Quant à mener une enquête pour trouver les auteurs du méfait, le maire L’Heureux répond promptement que ce n’est pas du ressort de la municipalité. Il croit que, de toute façon, il serait très difficile de trouver des coupables. « Les pneus ont été jetés depuis longtemps et, avec le courant, ils peuvent avoir été transportés d’assez loin », a-t-il relaté.

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Yves Rouleau , journaliste

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