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10 septembre 2019

Chasse ouverte aux cerfs de Virginie

Au tour du maire de Barkmere d’exprimer des inquiétudes

Le maire de Barkmere, Luc Trépanier, ne cache pas son inquiétude à quelques jours de l’ouverture d’une saison de chasse aux cerfs de Virginie sans précédent dans la région.

Yves Rouleau , journaliste

Photo L'information du Nord - archives
Photo L'information du Nord - archives

« En septembre, les feuilles sont encore dans les arbres, ce qui rendra extrêmement dangereuse toute présence de citoyens près des forêts. Beaucoup de chasseurs attirés par cette ouverture sans précédent et qui ne connaissant pas bien le territoire se retrouveront à leur insu dans la marge de restriction légale de 150 mètres des habitations. Une balle de carabine peut voyager jusqu’à 1000 mètres », a soutenu le maire Trépanier relativement à la décision du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs d’ouvrir la chasse aux cerfs de Virginie du 21 septembre au 17 novembre, avec tous les engins, pour les mâles, les femelles et les faons, dans 17 municipalités dans les zones 8 nord, 9 ouest et 10 est.

Pour le maire Trépanier, cette décision, qui fait suite à la détection de cas de la maladie débilitante des cervidés chez des cerfs rouges d’élevage dans les Basses-Laurentides, n’est pas fondée.

Il affirme qu’il n’y a eu aucun cas de la maladie débilitante des cerfs découvert jusqu’à maintenant dans la population sauvage de la région. « Sur 487 cerfs et orignaux sauvages analysés l’automne dernier, il n’y a eu aucun cas positif de la maladie rapporté », a-t-il affirmé.

Il regrette que les chasseurs ne seront pas obligés de faire examiner la carcasse des animaux tués cet automne. Les examens ne s’effectueront que sur une base volontaire. « On ne saura pas vraiment si la maladie est présente dans la région », a-t-il dit.

Carnage

En plus de lancer un appel à la prudence aux chasseurs et à la population, le maire de Barkmere s’inquiète de la perspective d’un « carnage » qui décimera la population des cerfs pour de nombreuses années.

Les promesses d’une présence en conséquence des agents de la Faune et de la Sûreté du Québec pendant la période de chasse laisse le maire Trépanier perplexe compte tenu « du peu d’effectifs qu’ils ont (agents de la Faune) en plus des zones grises entre eux et la Sûreté du Québec », souligne-t-il.

Soulignons qu’outre Barkmere sur le territoire desservi par <@Ri>L’information du Nord<@$p>, les municipalités de Amherst, Huberdeau, Arundel, Montcalm et Boileau sont touchées par les mesures spéciales décrétées par le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

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Yves Rouleau , journaliste

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