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17 septembre 2019

Le sentier de contournement de motoneige est en construction

Au terme de 13 ans de rebondissements

Cette fois-ci, ça y est. Le sentier de contournement pour les motoneiges, à Saint-Faustin-Lac-Carré, est en de construction. La piste, en grande partie sur l’emprise de la route 117, est déjà au tiers complété et elle ouvrira pour la prochaine saison de motoneige.

Yves Rouleau , journaliste

Il a fallu ajouter et compacter une couche de gravier à certains endroits du tracé. Lorsque l’assise était assez solide, on a laissé reposer le sentier sur la terre battue. On a en outre aménagé trois petits ponts pour enjamber le ruisseau.
Il a fallu ajouter et compacter une couche de gravier à certains endroits du tracé. Lorsque l’assise était assez solide, on a laissé reposer le sentier sur la terre battue. On a en outre aménagé trois petits ponts pour enjamber le ruisseau.
© (Photo Yves Rouleau)

« Nous sommes en fait en avance sur l'échéancier. On pense bien avoir terminé le 31 octobre prochain », a indiqué Roland Leroy, président du Club de motoneige Diable et Rouge, maître d’œuvre du projet de 2,38 millions de dollars, défrayé par Québec.

La déception avait été vive chez les motoneigistes l’automne dernier, lorsque le maître d’œuvre avait été obligé de reporter l’ouverture faute d’avoir pu obtenir à temps tous les permis environnementaux nécessaires.

L’attente, qui dure depuis le jugement de la Cour Supérieur interdisant la motoneige sur le sentier du parc linéaire du P’tit Train du Nord en 2004, à Saint-Faustin-Lac-Carré et Mont-Tremblant, prendra donc fin. Le contournement couvre 8,5 kilomètres.

Le président du Club de motoneige Diable et Rouge l’appelle plutôt sentier de raccordement. « C’est un sentier qui relie trois régions: les Laurentides, Lanaudière et l’Outaouais », souligne M. Leroy.

Les motoneigistes cherchent des randonnées en boucle et le tronçon manquant créait un cul-de-sac qui compliquait les choses et en décourageait plusieurs de choisir la région, a-t-il expliqué. « La motoneige est une activité qui entraîne des retombées importantes pour notre région des Laurentides », ajoute-t-il au sujet du manque à gagner économique.

« Nous n’avons jamais lâché, même s’il y a eu quelques moments de découragement. Par moment, c’était un pas en avant, puis deux en arrière », mentionne le président du Club de motoneige Diable et Rouge. Un certain pessimisme avait fini par se répandre dans la population des motoneigistes, reconnaît-il.

L’enthousiasme est revenu cependant. Les courriels ont déjà commencé à affluer pour s’enquérir de la date d’ouverture.

Le tracé déjà visible

Les automobilistes peuvent observer, depuis près d’un mois, de la machinerie lourde s'activer dans l’emprise de la route 117. « On a commencé par couper des branches et faire du débroussaillage. Il a fallu construire trois petits ponts pour traverser le ruisseau. On est maintenant rendu à aménager le tracé. À certains endroits, on a ajouté de la pierre, mais ailleurs le sentier est sur la terre battue. C’est un sentier aménagé que pour l’éventuel passage des motoneiges », relate le président du Club de motoneige Diable et Rouge.

Nommé maître d’œuvre du projet par le ministère des Transports du Québec, le Club de motoneige a à son tour fait appel à une firme d’ingénieurs, Équipe Laurence.

À la suite d’un processus d’appel d’offres, le contrat d’aménagement a été octroyé à l’entreprise locale Excavation RB Gauthier.

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Yves Rouleau , journaliste

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