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18 septembre 2019

Chasse ouverte aux chevreuils

Ça devrait aller, pensent des élues locales

Les élus locaux semblent assez rassurés par les derniers ajustements effectués par le Ministère de la Faune dans le cadre de la chasse permissive aux cerfs de Virginie qui doit commencer dans la région.

Yves Rouleau , journaliste

Le Ministère de la Faune souhaite obtenir des échantillons de 800 cerfs de Virginie abattus. S’il n’y avait aucune détection de la Maladie débilitante chronique des cervidés après un tel échantillonnage, on pourrait considérer raisonnablement que la maladie ne s’est pas propagée dans la population, estime Le Ministère.
Le Ministère de la Faune souhaite obtenir des échantillons de 800 cerfs de Virginie abattus. S’il n’y avait aucune détection de la Maladie débilitante chronique des cervidés après un tel échantillonnage, on pourrait considérer raisonnablement que la maladie ne s’est pas propagée dans la population, estime Le Ministère.
© (Photo gracieuseté)

Des maires dont la municipalité se trouve dans la zone de chasse 9 ouest et 10 est ont rencontré des représentants du Ministère de la Faune et de la Sûreté du Québec au début de la semaine.

La mairesse d’Arundel Pascale Blais a indiqué que les inquiétudes s’étaient atténuées après cette rencontre, bien qu’il faudra voir comment les choses se déroulent sur le terrain, alors que la chasse s’ouvre samedi (21 septembre).

Dans le sillage de la découverte de cas de la Maladie débilitante chronique des cervidés dans une ferme d’élevage, le Ministère de la Faune a décrété une chasse spéciale. Celle-ci permettra l’abattage des femelles autant que des mâles en utilisant toutes les armes de chasse, ce jusqu’au 17 novembre si nécessaire. Pendant cette chasse, des échantillons seront pris sur les bêtes abattues dans une Zone de surveillance rehaussée. On vise d’en obtenir 800. Le but est de s’assurer que la maladie contagieuse ne s’est pas propagée parmi les cerfs de Virginie.

Afin de rassurer la population après avoir décrété la chasse spéciale, le Ministère avait annoncé une plus grande présence des agents de la Faune et de la police sur le territoire pendant la chasse spéciale. Cette mesure a été réitérée aux maires.

« Les représentants nous ont indiqué que la réglementation interdisait de tirer de la route ainsi que les autres règlements en vigueur. C’est rassurant », a indiqué Mme Blais.

Cette dernière estime que le Ministère a pris de nouvelles mesures « plus intelligentes » depuis l’annonce initiale. L’analyse limitée aux animaux âgés d’au moins 12 mois ainsi que la limitation à 800 échantillons de bêtes abattues comptent parmi ces mesures.

« La chasse spéciale pourra être interrompue après 800 échantillons négatifs, ce qui devrait limiter l’ampleur de la chasse », a mentionné la mairesse.

Du reste, Mme Blais rappelle qu’il est interdit de chasser sans permission sur les propriétés privées et que la chasse spéciale n’y change rien. La mairesse suggère aux propriétaires d’installer des affiches pour bien délimiter leur propriété. Elle précise qu’environ 95 pour cent du territoire d’Arundel est constitué de propriétés privées.

« Je ne pense pas que cette situation pose un problème aux résidants locaux qui sont habitués à la présence de chasseurs pendant la période permise », a-t-elle expliqué.

Selon Mme Blais, l’inquiétude se retrouve surtout du côté des villégiateurs. Ceux-ci craignent les tirs perdus et les tirs sauvages. La mairesse invite les citoyens à garder en mémoire dans le cadre de leurs activités qu’on se trouve actuellement en période de chasse. Du reste, policiers et agents de la Faune vont rappeler aux chasseurs de bien respecter la réglementation.

 

Inquiétudes

 

La députée d’Argenteuil Agnès Grondin se montre pour sa part préoccupée du respect des propriétés privées chez les chasseurs.

« On comprend qu’il est interdit de chasser sur les propriétés privées. Cependant, ce n’est pas évident pour les chasseurs de l’extérieur qui ne connaissent pas le territoire. Il n’y a pas de démarcations jaunes au sol pour délimiter les propriétés », a-t-elle mentionné.

Elle réitère par conséquent l’importance d’une forte présence des agents de la Faune et des policiers pour s’assurer que les règlements sont respectés.

Par ailleurs, la députée ne remet pas en question les mesures spéciales de chasse aux cerfs de Virginie prises par le Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Selon elle, laisser faire les choses reviendrait à courir le risque que la maladie se répande et décime toute la population des cerfs de Virginie à la grandeur du Québec.

Pour Mme Grondin, il s’agit pour le Ministère de trouver un juste équilibre entre un échantillonnage pour s’assurer qu’il n’y a pas de propagation de la maladie et le maintien d’une population de cerfs.

 

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Yves Rouleau , journaliste

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