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15 janvier 2020

Centre jeunesse d’Huberdeau

Le décès d’un jeune fugueur attribuable à une noyade accidentelle

Le décès d’un jeune résident de 17 ans du Centre jeunesse d’Huberdeau dans les eaux de la rivière Rouge, le 30 juin 2018, était accidentel à la suite d'une noyade, conclut le coroner Steeve Poisson, dans un rapport rendu public récemment.

Yves Rouleau , journaliste

Dès janvier 2019, les responsables du Centre jeunesse d’Huberbeau ont mis en vigueur de nouvelles règles concernant les mesures d’encadrement afin de limiter le nombre de fugues.
Dès janvier 2019, les responsables du Centre jeunesse d’Huberbeau ont mis en vigueur de nouvelles règles concernant les mesures d’encadrement afin de limiter le nombre de fugues.
© Photo L'info du Nord - archives

Alors âgé de 17 ans et 10 mois, le jeune homme s’est enfui du Centre jeunesse d’Huberdeau avec un compagnon résident. Il a sombré dans les eaux de la rivière Rouge alors qu’il tentait de la traverser avec son ami. Ce dernier a rebroussé chemin pour demander de l’aide, mais il était trop tard.

Dans son rapport, Me Poisson indique qu’il ne produira pas de recommandations puisque le Centre jeunesse d’Huberdeau a pris des mesures immédiatement après le décès du jeune.

« Nous avons appris que les règles concernant les mesures d’encadrement des jeunes ont été modifiées. Les nouvelles règles sont entrées en vigueur le 28 janvier 2019, ce qui explique le fait qu’il n’y aura pas de recommandation dans ce rapport », indique-t-il.

Le coroner écrit que les mesures d’encadrement, qui ne sont pas spécifiées par ailleurs, avaient fait en sorte que les fugues avaient diminué au centre d’environ 75%.

Me Poisson précise néanmoins qu’il est peu probable que, même si les nouvelles mesures avaient été en vigueur le 30 juin 2018, il y aurait eu un changement dans la possibilité de fugue de l’adolescent. « Selon les discussions avec une responsable du centre et les règles applicables, compte tenu du dossier de l’adolescent, il n’aurait pas été mis en encadrement intensif puisqu’il collaborait bien à son arrivée au centre », écrit le coroner.

La fugue du jeune est survenue le 30 juin 2018, vers 11h30. L’appel au service 9-1-1 est survenu vers 12h10. Le corps a été retrouvé par des plongeurs vers 13h23 le 1er juillet, à 400 mètres en amont de l’endroit où il avait sombré dans la rivière Rouge.

L’examen externe effectuée au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale à Montréal n’indiquait aucune lésion traumatique contributive au décès.

Dans son autopsie, le pathologiste a par ailleurs constaté la présence de liquide dans les cavités thoracique, dans la trachée et les bronches ainsi que des poumons distendus « compatibles avec des poumons de noyade ».

Dans son rapport, la Sûreté du Québec indiquait qu’aucun élément criminel n’avait été détecté en rapport au décès et aucune lettre de suicide n’avait été trouvée. Les policiers concluaient à une fugue au cours de laquelle la noyade est survenue.

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Yves Rouleau , journaliste

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