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7 janvier 2020

Desserte policière, référendum sur un changement de nom, sentier de motoneige...

10 dossiers à surveiller en 2020 dans la région de Mont-Tremblant

L’année qui se termine a été riche en actualités. La page est à peine tournée sur 2019 que déjà plusieurs dossiers retiennent l’attention. L’info du Nord jette un coup d’œil dans sa boule de cristal pour voir les dossiers qui devraient faire jaser cette année.

Yves Rouleau , journaliste

© Photo Pixabay

#1 Le sort de la Police municipale

Le débat sur l’abolition de la Police municipale à Mont-Tremblant et son remplacement par une desserte de la Sûreté du Québec a fait couler beaucoup d’encre lors de l’année qui vient de s’écouler. Le conseil municipal et d’agglomération a tranché pour sa part adoptant, en décembre, une résolution demandant à la ministre de la Sécurité publique d’abolir sa Police municipale. Le sort du service de Police est maintenant entre les mains de la ministre Geneviève Guilbault. Celle-ci prendra sa décision en tenant compte notamment d’un rapport des consultations publiques et de mémoires. Pour sa part, le regroupement de citoyens « Ensemble contre l’abolition de notre police municipale à Mont-Tremblant » a lancé, en décembre, une pétition demandant la tenue d’un référendum, le seul moyen selon eux d’avoir le vrai pouls de la population.

 

#2 Saint-Faustin-Lac Carré ou Mont-Blanc

Le conseil municipal de Saint-Faustin-Lac-Carré aurait souhaité que la ministre des Affaires municipales tranche en faveur du nom Mont-Blanc. Cependant, après avoir étudié le rapport d’audience publique de la Commission municipale du Québec ainsi que divers autres documents, la ministre s'est rendue à la conclusion du juge administratif Martin St-Laurent constatant que la population était divisée sur la question d’un changement de nom. Par conséquent, la ministre Andrée Laforest ordonnait la tenue d’un référendum le 31 mai prochain dont la question sera « Souhaitez-vous, oui ou non, que la Municipalité de Saint-Faustin-Lac-Carré change son nom en celui de Municipalité de Mont-Blanc ».

 

#3 Le sentier de motoneige

Au mois de décembre, mis au courant qu’une résidente riveraine du sentier de motoneige Saint-Faustin-Lac-Carré/Mont-Tremblant n’avait jamais signé de consentement même si sa résidence se trouvait à moins de 30 mètres du sentier en question, le ministre des Transports François Bonnardel interdisait l’ouverture tant et aussi longtemps qu’un accord ne serait pas survenu. Un groupe de travail créer pour trouver des solutions a fini par constater que d’autres questions sans réponses surgissaient au niveau de la sécurité des éventuels usagers et des automobilistes. Devant cette impasse, le groupe de travail a annoncé par le biais de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) que l’ouverture du sentier était finalement reportée d’un an. La FCMQ et le groupe de travail s’accordent ainsi plus de temps pour trouver des solutions viables. D’autre part, un petit regroupement de citoyens riverains s’est formé pour empêcher l’ouverture du sentier dans le corridor prévu dans l'emprise nord de la route 117.

 

#4  Les Sentiers des Cimes

Annoncé avec fanfare et trompette en 2019, le projet des Sentiers des Cimes devrait voir le jour l’été prochain. C’était du moins le plan initial pour ce projet touristique avec volet d’éducation environnementale sur le site de l’ancienne Pisciculture à Saint-Faustin-Lac-Carré. Dans sa forme annoncée, il s’agit d’un projet de 20 millions de dollars d’une filiale canadienne de la compagnie allemande Erlebnis Akademi AG. Le concept est celui « d’une promenade dans les cimes des arbres à partir du bâtiment principal d’une longueur de 750 mètres avec une tour d’observation d’au plus 45 mètres ». Vu de l’angle de la MRC des Laurentides, il s’agit en prime du « projet gagnant » recherché pour l’ancien site de la pisciculture.

 

#5  La chasse permissive aux cerfs

Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) déterminera de la nécessité d’ouvrir une nouvelle chasse permissive aux cerfs de Viriginie dans les zones de chasse 9 Ouest et 10 Est l’automne prochain, dans le sillage de la détection de quelques cas de la maladie débilitante chronique des cervidés chez des cerfs rouges d’une ferme d’élevage des Laurentides. Selon des informations sommaires recueillies par L’info du Nord auprès d’une source du MFFP, l’automne dernier l’objectif de quelque 800 bêtes à abattre pour maintenir une basse densité de la population de cerfs et aussi pour réaliser un échantillonnage significatif a été atteint. Selon notre source, aucun cas n’avait été détecté. Le MFFP pourrait néanmoins décréter une deuxième saison de chasse permissive.

 

#6  Le nouveau centre collégial

La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Condition féminine Hélène David avait laissé entendre que les étudiants et le personnel du Centre collégial de Mont-Tremblant (CCMT) logeraient dans une nouvelle demeure dès l’automne 2019. Évidemment, une campagne électorale s’annonçait, en cet été 2018, et la concrétisation des projets était promise dans un horizon rapproché. L’année 2020 sera sans doute la bonne cette fois pour le projet d’un nouveau campus collégial de 1885 mètres carrés évalué, à l’époque, à 11 millions de dollars. La Ville de Mont-Tremblant, qui va construire l’édifice pour le louer ensuite au Cégep de Saint-Jérôme, a adopté récemment une résolution pour accorder le mandat de services professionnels en vue de l’aménagement du nouveau centre collégial et d’un centre sportif, une étape concrète significative.

 

#7 L’abolition de la commission scolaire

L’annonce, en septembre, de l’abolition des commissions scolaires par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge a provoqué une foule de réactions. En vertu du projet de loi 40 déposé à l’Assemblée nationale, c’est le 29 février 2020 que les conseils de commissaires scolaires cesseront d’exister, le pouvoir décisionnel sur le terrain retournant aux conseils d’établissement des écoles. Si certains sont ravis de cette réforme, d’autres ont fait part de leur franche inquiétude quant à l’avenir du système d’éducation avec cette nouvelle approche. C’est un dossier qui continuera à se développer et à attirer beaucoup l’attention en 2020.

 

#8  Inondations et intempéries

Les inondations ont été sévères dans la région l’an dernier, tout comme en 2017. Était-ce un phénomène cyclique comme on en a remarqué depuis toujours où l’impact des changements climatiques ? Pour les scientistes, en tout cas, il ne fait aucun doute que les changements climatiques, dont les gaz à effet de serre sont largement responsables, provoqueront des événements météo de plus en plus extrêmes et catastrophiques pour les populations. Ces extrêmes de météo placent sous pression accrue tous les services de sécurité civile et de secours, comme les pompiers, ambulanciers et policiers. L’impact des changements climatiques occasionne également des coûts supplémentaires pour les municipalités et tous les pourvoyeurs de services publics.

 

#9 La pénurie de main-d’œuvre

Autre dossier chaud en 2019, la pénurie de main-d’œuvre frappe de plein fouet la région des Laurentides, comme le Québec tout entier. La région n’y fait pas exception, certains restaurants et commerces devant même se résoudre à fermer certains jours, non par manque de clients, mais bien par manque de travailleurs. Pendant que les offres d’emplois se multiplient et que la main-d’œuvre disponible se raréfie, les dirigeants locaux se creusent la tête afin de trouver une façon de conserver davantage de jeunes dans la région, en plus d’attirer des immigrants. Le problème demeure entier en 2020.

 

#10 Négociations chez les enseignants

Le 31 mars, la convention collective des enseignants à la grandeur du Québec sera échue. Les négociations s’amorcent tout juste en ce début d’année, mais la réforme du ministre de l’Éducation Jean-François Roberge, qui enlève du pouvoir aux enseignants en transformant la gouvernance scolaire, a favorisé l’apparition d’un climat de confrontation. Les enseignants devront-ils recourir à la grève pour conserver une autonomie professionnelle intacte et obtenir de meilleures conditions de travail?

 

(Avec la collaboration de Maxime Coursol)

 

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Yves Rouleau , journaliste

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