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21 février 2020

Journées de la persévérance scolaire: quand un modèle nous inspire

Cloé Hébert, 27 ans de Brébeuf, ne croyait pas que l’école lui conviendrait. Ceci jusqu’au jour où elle a vu son beau-père changé le moteur de son tracteur à gazon. « J’ai su à ce moment précis que je voulais faire de la mécanique moi aussi », affirme-t-elle.

Isabelle Houle , Collaboratrice

Les Journées de la persévérance scolaire sont pour le PREL l’occasion de célébrer les jeunes qui persévèrent, mais aussi les adultes qui les entourent, à l’intérieur, comme à l’extérieur des murs de l’école.
Les Journées de la persévérance scolaire sont pour le PREL l’occasion de célébrer les jeunes qui persévèrent, mais aussi les adultes qui les entourent, à l’intérieur, comme à l’extérieur des murs de l’école.
© Photo gracieuseté - PREL

Cloé raconte avoir quitté l’école à l’âge de 16 ans en raison du manque de temps. Celle-ci avait alors déjà deux emplois. « Je vise maintenant de finir mon secondaire 5 et de vivre ma passion. J’aime me salir les mains ! »

Cloé finira ce parcours dans trois ans et reste motivée. « Je vais y arriver parce que je garde ce but en tête », affirme l’élève du Centre de formation générale aux adultes des Cimes.

« Je pense que c’est important de souligner la persévérance scolaire et le parcours de nos élèves. Leur choix de venir au Centre des Cimes est vraiment très courageux. Malgré les aléas de la vie, de les voir réussir est admirable. Cette démarche va améliorer leurs conditions de vie et leur permettra de réaliser leurs rêves! », ajoute Esther Daigneault, directrice adjointe du Centre de formation générale aux adultes des Cimes.

Réussir grâce au sport

De son côté, Annaelle Fiette a canalisé son énergie et gardé le moral grâce au sport. Joueuse de rugby, elle a entamé une technique en physiothérapie et est bien déterminée à compléter son projet. « Si je n’avais commencé le rugby, je ne serais pas où je suis. Je me défoulais sur le terrain et toutes mes mauvaises vibrations et frustrations, je pouvais les laisser derrière. Le sport m’a redonné confiance en moi et m’a « boostée » », confie-t-elle.

Policier à Mont-Tremblant, Serge-Alexandre Bouchard est entraîneur de rugby féminin et a pu voir Annaelle évoluer. « Souvent, le parcours est difficile au secondaire et en étant dans l’équipe, dans un environnement positif, ça aide à persévérer. Je crois que le sport est une belle échappatoire et permet de redonner confiance en soi. »

Nos gestes, un + dans leur réussite

La 11e édition des Journées de la persévérance scolaire se déroulait dans les Laurentides du 17 au 21 février sous le thème Nos gestes, un + dans leur réussite.

De nombreuses activités avaient lieu à travers les MRC afin de célébrer et de reconnaître les gestes significatifs posés envers la réussite éducative des jeunes.

Les Journées de la persévérance scolaire sont une invitation à tous les acteurs de la société à faire partie du mouvement pour valoriser la persévérance scolaire et la réussite éducative au Québec. Pour cette édition, Les Partenaires pour la réussite éducative dans les Laurentides (PREL) soulignaient particulièrement l’importance de la relation entre l’adulte et le jeune, et les gestes simples qui les unissent.

Statistiques

Dans les Laurentides, le PREL note un taux de sortie sans diplôme de 12,6% dans Antoine-Labelle et 20,8% dans la MRC des Laurentides. « Ce sont d’excellents chiffres! Notre région a connu une progression fulgurante et on est celle qui a le plus progressé en termes de diplomation au Québec! », affirme Annie Grand-Mourcel, directrice générale du PREL.

Dans la région des Laurentides, tout de même 42% des élèves du secondaire occupent un emploi en même temps que leurs études.

Plusieurs enjeux sont aussi à considérer dans les Laurentides. On parle notamment de la disparité nord-sud quant au taux de diplomation, du revenu moyen, des zones de défavorisation, de l’accessibilité aux études postsecondaires en plus de la disparité importante entre les garçons et les filles. Encore aujourd’hui, plus de filles obtiennent leur diplôme dans la région.

 

 

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Isabelle Houle , Collaboratrice

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