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14 juin 2017

Victime de la maladie de Lyme

« Ma vie est détruite » - Louise Rosa

Louise Rosa, de Labelle, vit l’enfer des semaines en dents de scie des victimes de la maladie de Lyme.

Aperçu partiel du dossier médical et des médicaments que Louise Rosa doit prendre au cours des trois prochains mois. Cela n’inclut pas les autres médicaments gardés au réfrigérateur et ceux dont la période de sevrage s’étirera sur deux ou trois ans!
Aperçu partiel du dossier médical et des médicaments que Louise Rosa doit prendre au cours des trois prochains mois. Cela n’inclut pas les autres médicaments gardés au réfrigérateur et ceux dont la période de sevrage s’étirera sur deux ou trois ans!
© Photo TC Media - René-Pierre Beaudry

Louise Rosa, de Labelle, vit l’enfer des semaines en dents de scie des victimes de la maladie de Lyme.

Son état de santé s’est sérieusement détérioré depuis quatre ans. En janvier dernier, des tests médicaux passés aux États-Unis ont finalement identifié la nature des maux qui l’affligent : Louise Rosa est bel et bien atteinte de la maladie de Lyme.

« Je dois me faire soigner aux États-Unis, car au Québec, selon le protocole actuel, je n’ai théoriquement pas cette maladie. De plus, toujours selon ce même protocole, les médecins d’ici n’ont l’autorisation de procéder au traitement qu’au premier stade de la maladie de Lyme : à sa détection physique, c’est-à-dire l’apparition sur la peau du patient de l’auréole autour du point de morsure, ou la tique accrochée à l’épiderme.

« Nos médecins ont le droit d’intervenir si le test (canadien) « Elisa » sort positif », ajoute Louise dont le test s’était avéré négatif.

On se perd en conjectures pour déterminer le moment où elle a été infectée.

Mme Rosa est une adepte de plein air. En santé, elle s’adonnait au trekking en montagne, la course à pied, au golf, à la randonnée pédestre, au vélo et au kayak. Elle ne peut plus le faire. « Ma vie est détruite », tranche-t-elle.

Comme 50% des victimes, elle n’a pas senti de piqûre ni vu de tique ou d’éruption cutanée typique du début de la maladie de Lyme. D’où son retard à passer le test de détection.

Liste interminable

« J’ai d’abord eu une grippe musculaire en plein milieu de l’été, moi qui n’ai jamais de grippe l’hiver. Plus tard, j’ai commencé à avoir de sérieux problèmes de santé », continue-t-elle en pointant du doigt son volumineux dossier médical des six dernières années : insomnie, maux d’oreille et de mâchoire, troubles de vision et de concentration, migraines, fibromyalgie, nausées, polyarthrite rhumatoïde, maladie de Morphée, la liste est interminable.

Elle a pris les médicaments prescrits par ses médecins pour traiter toutes ces maladies, mais ces médicaments n’ont eu aucun effet bienfaiteur sur elle. « Une petite voix n’a alors dit qu’il y avait sûrement une raison à tout ça. Une autre cause, une autre maladie… », souligne-t-elle.

En janvier dernier, elle a eu réponse à son questionnement, après un séjour aux États-Unis.

Comme autre source de financement pour payer ses médicaments, Louise Rosa prépare un dîner spaghetti avec encan silencieux où on pourra miser sur des tableaux qu’elle a peints  récemment.

Entre-temps, n’étant plus capable de travailler, Louise Rosa a dû quitter son emploi d’adjointe à la Régie intermunicipale des déchets de la Rouge le 4 mai 2016. Son assurance invalidité arrive bientôt à terme, elle qui devra dorénavant assumer à même ses économies et les revenus de son conjoint le coût annuel des médicaments – 18 000$ - pour traiter sa maladie de Lyme durant les deux ou trois prochaines années. « Mon mari devait bientôt prendre sa retraite. À cause de ma maladie, il doit la reporter à plus tard », termine-t-elle.

Louise Rosa s’est créé un site de financement public : https://www.gofundme.com/Ma-sante-Louise-Rosa . L’objectif visé est 30 000$.

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