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19 avril 2019

Préposé aux bénéficiaires

Le CISSS adapte la formation en milieu de travail

Le Centre intégré́ de santé et de services sociaux (CISSS) des Laurentides s’est associé avec deux partenaires du réseau de l’éducation afin d’offrir une formation gratuite pour une carrière de préposé aux bénéficiaires (PAB) ou d’auxiliaire aux services de santé et sociaux (ASSS).

Julie Brin, préposée au Centre hospitalier de Rivière-Rouge, François Labelle, directeur adjoint intérimaire à l’hébergement pour le bassin nord des CHSLD, Pascale Cloutier, directrice adjointe aux ressources humaines responsables du volet attraction et dotation aux CISSS des Laurentides et Luce Quevillon, directrice adjointe au CFP Mont-Laurier.
Julie Brin, préposée au Centre hospitalier de Rivière-Rouge, François Labelle, directeur adjoint intérimaire à l’hébergement pour le bassin nord des CHSLD, Pascale Cloutier, directrice adjointe aux ressources humaines responsables du volet attraction et dotation aux CISSS des Laurentides et Luce Quevillon, directrice adjointe au CFP Mont-Laurier.
© Photo Le Courant des Hautes-Laurentides - Kathleen Godmer

Afin de s’assurer de combler ses grands besoins de main-d’œuvre, le CISSS des Laurentides, en partenariat avec le Centre de formation professionnelle (CFP) des Sommets à Mont-Tremblant et le CFP Performance Plus à Saint-Jérôme et Lachute, offre maintenant une formation dite gratuite, qui se fait directement en milieu de travail et qui se déploie sur tout le territoire. La formation se veut une démarche pour l’embauche de ressources supplémentaires et qualifiées.

Avant d’être adaptée pour être offerte en milieu de travail, cette formation était dispensée en classes dans les différents CFP des Laurentides et financée par le ministère de l’Éducation, puisqu’elle mène à un diplôme d’études professionnel (DEP). Luce Quevillon, directrice adjointe au CFP Mont-Laurier explique qu’en fait, « c’est gratuit parce que c’est un DEP. Ce que ça coûte pour les étudiants, c’est le matériel pédagogique comme les livres, les cahiers d’exercices et leurs uniformes. Ils n’ont rien d’autre à payer parce qu’on est au Québec et les frais de diplomation sont assurés par le ministère de l’Éducation. » En plus du CISSS et des CFP, un troisième joueur fait aussi partie du projet et c’est Emploi Québec qui propose différentes mesures pour aider les étudiants.

« Ce qui est intéressant, c’est que c’est un projet local, un projet de Mont-Laurier qui a été exporté dans le reste de la région des Laurentides et qui nous permet un beau succès ailleurs aussi », a mentionné Thaïs Dubé du service des communications du CISSS des Laurentides.

C’est toutefois l’hôpital de Rivière-Rouge qui a été retenu pour recevoir cette formation, parce qu’il y avait une plus grande facilité d’y obtenir des locaux.

L’avantage de la formation sur le terrain

Le CISSS préconise les formations offertes directement en milieu de travail, car elles ont l’avantage de créer un contact immédiat avec la clientèle qui favorise la mise en pratique des aptitudes requises pour l’emploi. Comme l’indique Pascale Cloutier, directrice adjointe aux ressources humaines responsables du volet attraction et dotation au CISSS des Laurentides, « la façon dont est conçue la formation est une plus-value pour le CISSS parce que si mon équipe (…) les attire, mais qu’ils sortent de l’école sans réellement avoir appris c’est quoi vraiment travailler dans un milieu hospitalier ou en CHSLD, on ne pourra pas les retenir. Là, ils y goûtent immédiatement et sont en mesure de savoir si ça leur convient ».

En cours de formation, les étudiants ont la possibilité d’obtenir un emploi et rapidement joindre les équipes de soins du CISSS pour leur prêter main-forte. Cette ouverture permet à l’étudiant d’obtenir un bon salaire, d’accumuler déjà de l’ancienneté et d’avoir, s’il le désire, un emploi assuré à la fin du cours.

« Une première cohorte a terminé à l’automne dernier et on les a embauchés. Du moins tous ceux qui ont manifesté le désir de rester travailler avec nous », a confirmé Mme Cloutier.

Milieu et étudiants apprécient beaucoup

Julie Brin, préposée au Centre hospitalier de Rivière-Rouge, considère très positifs les changements qui ont été apportés. « En les accompagnant dans leur formation, on leur transmet notre passion, notre vision et notre façon de faire. Si on les décourage en partant, ils ne resteront pas. Tout s’apprend. Il ne faut pas croire tout ce qui se dit au sujet des conditions de travail difficiles et des conflits dans le milieu. Oui, il y a une problématique, on ne peut pas se le cacher, mais à mes yeux, il faut garder le sourire et ce n’est pas aux clients de payer pour ça. […] Avec tous les moyens qui se mettent en place, la situation ne pourra que s’améliorer. Quand on voit arriver les nouveaux étudiants, ça nous encourage à croire que les choses vont s’améliorer », a-t-elle raconté.

UN TEXTE DE KATHLEEN GODMER  - COLLABORATION SPÉCIALE

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