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22 février 2019

Thomas Hinse est fier de son premier long-métrage

Il s’est écoulé quatre ans entre le premier flash dans sa tête et le montage final. On peut presque dire que le premier long-métrage du jeune artiste tremblantois Thomas Hinse incarne le cheminement personnel du jeune homme de 20 ans durant cette période.

Yves Rouleau , journaliste

Après avoir réalisé un court-métrage intitulé Être, le jeune artiste Thomas Hinse revient à la charge avec son premier long-métrage, « Le Pacte de l’insouciance ».
Après avoir réalisé un court-métrage intitulé Être, le jeune artiste Thomas Hinse revient à la charge avec son premier long-métrage, « Le Pacte de l’insouciance ».
© Photo L'information du Nord - Yves Rouleau

Le Pacte de l’insouciance, le film de l’artiste qui s’est fait connaître pour avoir participé à l’écriture de la pièce La rivière interdite, n’est pas autobiographique cependant.

Où s’il l’est, le jeune artiste se garde de le mentionner. On peut affirmer toutefois sans se tromper que l’histoire, de l’idée originale au montage final, illustre un cheminement psychologique et intellectuel qui aurait tout aussi bien pu être celui du jeune homme.

« Mon idée première, qui remonte à il y a quatre ans, était de réaliser un film d’horreur où un film de peur si l’on veut. Je voulais que ça ressemble aux films muets allemands en noir et blanc des années 20 ou 30 », relate-t-il.

La peur

Le film est bien resté dans le thème de la peur, mais d’une autre nature, celle du rejet par ses pairs propre à l'adolescence.

« Le film raconte l’histoire d’un adolescent timide qui aime écrire des poèmes en secret. C’est finalement auprès d’une jeune fille de son âge qu’il dévoile un de ses poèmes », raconte Thomas.

La réception de la jeune dulcinée s’avère une écorchure pour le poète amoureux. « Le film est surtout à propos de la crise de l’adolescence et de toutes les questions que les jeunes de cet âge se posent », écrit Thomas dans un résumé de sa réflexion artistique.

De l’idée originale, le jeune réalisateur de 20 ans a gardé le concept de film muet, en noir et blanc.

Créativité et débrouillardise

Comme artiste amateur, Thomas a su se débrouiller avec les moyens du bord…et le « petit change au fond de sa poche » comme budget. Équipé d’un trépied, d’une caméra et d’un micro, et faisant appel à quelques occasions à des amis pour agir gracieusement comme figurants, le jeune cinéaste amateur a patiemment filmé les plans. La plupart du temps, la caméra sur trépied le filmait, lui, le réalisateur et seul acteur.

« Le montage c’était la partie facile même s’il y avait beaucoup de plans courts. Le filmage de certains plans était plus compliqué. Le tout, c’était un peu comme assembler les morceaux d’un casse-tête », a-t-il relaté.

Fier de son produit final, Thomas se prend déjà à penser à son prochain projet, alors qu’il poursuit ses études au campus de Mont-Laurier de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue dans le but d’obtenir un diplôme en enseignement primaire.

« J’aimerais réaliser un autre long-métrage qui aurait pour point de départ un groupe d’élèves du secondaire en pleine préparation d’une pièce de théâtre », confie Thomas.

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Yves Rouleau , journaliste

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