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3 mai 2019

Le Tremblantois expose à Montréal

Wesley St-Denis goûte à l’exaltation d’une première exposition

Jamais assez de toute. Voilà le titre de la première exposition à vie du Tremblantois Wesley St-Denis, dans le cadre d’une présentation collective des finissants en Arts et design du Collège LaSalle à la Galerie 1040, à Montréal.

Yves Rouleau , journaliste

Les personnages de Wesley St-Denis: « Abominables et beaux à la fois. Ridicules, pathétiques et attachants en même temps », mentionne le jeune artiste.
Les personnages de Wesley St-Denis: « Abominables et beaux à la fois. Ridicules, pathétiques et attachants en même temps », mentionne le jeune artiste.
© Photo gracieuseté

« C’est un moment très excitant pour moi et mes collègues étudiants », a souligné Wesley, lors d’une entrevue téléphonique à quelques jours du début de l’exposition. Celle-ci a débuté le 30 avril et se poursuit jusqu’au 5 mai.

Chacun des étudiants fournit des œuvres dans le cadre de l’exposition. Wesley accroche 15 dessins « abominables et beaux, ridicules et attachants en même temps », dit-il.

Le Tremblantois de 24 ans décrit sa série de dessins comme une exploration du culte de l’égo, symptomatique de la société de consommation actuelle, mentionne-t-il.

« On est bombardé d’images qui nous font croire que le paraître est beaucoup plus important que l’être, de sorte que nos actions sont trop souvent narcissiques », affirme-t-il.

C’est ainsi que ses dessins rappellent des images issues des médias de masse. « C’est comme si mes personnages de dessin avaient obéi d’une façon quasi religieuse au protocole que les médias leur infligent », soutient-il.

Il dit avoir exagéré les couleurs pour évoquer les maquillages exubérants des vedettes. « Ce sont des œuvres cyniques qui remettent en question les valeurs de notre société ainsi que le rapport avec l’image de soi », résume-t-il.

La suite

Malgré cette première occasion d’exprimer ses réflexions, Wesley ne s’imagine pas pour autant propulsé au rang des artistes professionnels. Il garde bien en vue l’objectif de se spécialiser en design après avoir décroché un baccalauréat en beaux-arts de l’Université Concordia, où il s’est inscrit.

« J’aimerais créer des marques, des logos, en être le concepteur de l’esthétique », dit-il.

L’impulsion créative pourrait-elle l’emporter et le faire basculer dans le mode purement artistique? Wesley n’en souffle pas mot en tout cas. L’aspect artistique est bien en lui, constate-t-il par ailleurs, avec une mère (Suzy Tinkler) qui a toujours aimé dessiner et, surtout, une grand-mère peintre professionnelle (Susan Beattie).

« Mes parents étaient très réceptifs aux arts. J’étais passionné par le dessin dès mon très jeune âge, cinq ou six ans peut-être. Ils m’ont inscrit dès ce moment-là dans des cours privés de dessin, de peinture, de sculpture », relate-t-il.

Dans ses temps libres, certains y verront peut-être un paradoxe, Wesley aime faire du culturisme. « Ça c’est le côté sportif dans la famille. Mon grand-père Sinclair était un grand sportif. Mais le body-building, à part le fait que c’est une activité physique utile et un relaxant, me sert de schéma de mon expression artistique », dit-il.

PHOTO CI-BAS

Wesley St-Denis

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Yves Rouleau , journaliste

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