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25 septembre 2018

Espoir canadien de tennis

Lucca se voit déjà au sommet

On associe souvent Mont-Tremblant aux sports olympiques d’hiver, mais la ville est aussi une pépinière pour certains sports d’été, dont le tennis.

Maxime Coursol , Rédacteur en chef

Lucca Benoît, sur un terrain du club Plage et Tennis où il s’entraîne fréquemment.
Lucca Benoît, sur un terrain du club Plage et Tennis où il s’entraîne fréquemment.
© L’information du Nord – Maxime Coursol

D’où vient cette réputation de Mont-Tremblant dans le monde de la raquette? D’abord d’André Lemaire et son académie de tennis, qui disposent localement de 25 courts en terre battue: une rareté au Québec. Mais surtout, des Championnats juniors nationaux qui y sont disputés chaque année. Ces mêmes championnats auxquels a pris part Lucca Benoît, un Tremblantois d’adoption de 14 ans.

Lucca est un produit, en quelque sorte, de l’académie d’André Lemaire. Originaire de Blainville, il passe pratiquement tout son été au chalet de ses parents à Mont-Tremblant, où il peut suivre les cours du grand maître. Ce dernier a vu le potentiel de l’adolescent et l’a développé, au point où désormais, Lucca se trouve dans le top 5 québécois et le top 20 canadien de son sport.

« Je crois aux chances de voir Lucca dans 10 ans sur le circuit international, déclare celui qui a notamment déjà entraîné Sébastien Lareau et Sébastien LeBlanc. Avec le bon programme, s’il ne se blesse pas, c’est sûr à 100% qu’il fait les Championnats juniors nationaux et les Championnats québécois l’an prochain. »

De la rue au championnat

Si le pointage lui a fait faux bond cette année, Lucca Benoît croit qu’il réussira à « faire assez » en 2019 lors des tournois préparatoires pour s’assurer d’une place aux Championnats juniors. Cela témoigne d’un long chemin parcouru depuis ses débuts au tennis, à l’âge de cinq ans, alors qu'il jouait dans la rue avec des amis.

« C’est la mère d’un de mes amis qui connaît le tennis qui a vu mon potentiel, raconte le jeune athlète. Elle a suggéré à mes parents de m’inscrire à un club de tennis de Repentigny. Après quelques années, j’ai finalement changé pour ici, à Mont-Tremblant. Depuis l’âge de 11 ans, je suis passé dans la compétition. J’aime ça. »

On dit souvent de Lucca qu’il a un style semblable à celui de Denis Shapovalov, qui est son modèle chez les professionnels. Il joue de façon très offensive, en utilisant au maximum son coup droit et son service, qui sont excellents.

L’importance de la discipline

Lucca a également rejoint une école secondaire à Laval, où il participe à un programme sports-études. Il suit des cours réguliers le matin et il s’entraîne au tennis l’après-midi, chaque jour de la semaine. La fin de semaine, il suit les cours d’André Lemaire à Mont-Tremblant ou il participe à des tournois.

Aux yeux de son entraîneur tremblantois, ce rythme effréné est nécessaire si Lucca veut avoir une chance de percer dans le monde hautement compétitif du tennis. « C’est important de ne pas niveler vers le bas, affirme-t-il. Il doit se frotter aux meilleurs pour apprendre, jouer le plus souvent possible dehors avec le vent, la chaleur et la pluie, et aller l’hiver en Floride dans des camps d’entraînement. Il doit regarder à l’international dès maintenant s’il veut se frayer un chemin. »

Souffre-t-il d’avoir une vie aussi remplie par le tennis? « Pas du tout », répond-t-il. Sa mère ajoute que son fils est très organisé dans sa vie de tous les jours, si bien que la discipline ne lui pèse pas. Reste à voir si, dans 10 ans, tous ces sacrifices feront de lui un nouveau Shapovalov.

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Maxime Coursol , Rédacteur en chef

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