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3 avril 2019

Le samedi 6 avril à la place Saint-Bernard

Hommage à la carrière d'Erik Guay

Erik Guay, le skieur alpin le plus décoré de l’histoire canadienne, sera honoré au mont Tremblant le samedi 6 avril dès 12h30. Même s’il a pris sa retraite de la compétition, l’athlète de Mont-Tremblant, en pleine forme, est toujours très actif dans le monde du ski.

Marilou Séguin

Athlète ambassadeur de Tremblant, Erik Guay, qui compte notamment 25 podiums en Coupe du monde, figure sur le Mur de la renommée qui trône dans le chalet Grand Manitou au sommet de la montagne, en plus d'avoir une piste à son nom.
Athlète ambassadeur de Tremblant, Erik Guay, qui compte notamment 25 podiums en Coupe du monde, figure sur le Mur de la renommée qui trône dans le chalet Grand Manitou au sommet de la montagne, en plus d'avoir une piste à son nom.
© Photo gracieuseté - Tremblant

« On appelle ça la retraite, mais c’est de l’ouvrage, lance en riant le fier papa de quatre filles, qui a quitté la course en novembre. Je pensais avoir l’hiver un peu libre, mais finalement j’ai eu pas mal de travail. J’ai voyagé, j’ai fait plein de choses, mais je suis aussi resté à la maison, c’est ça qui me manquait, de rester avec les enfants. »

L’ancien champion du monde a passé beaucoup de temps sur les pentes, notamment avec ses deux plus grandes filles qui font de la compétition. Il a d’ailleurs travaillé sur un programme d’entrainement de semaine pour les jeunes, au mont Tremblant. « J’ai parti ce programme pour développer des athlètes de la région. Il commence à avoir de plus en plus d’intérêt donc on va voir jusqu’où ça nous amène », dit-il.

Erik Guay a peut-être accroché ses skis de compétition, mais il a le sport tatoué sur le cœur. « Le monde du ski ça ne partira jamais J’en fait partie depuis tellement longtemps. J’ai beaucoup à redonner également, dit-il. C’est une de mes passions, ça fait partie de notre famille. »

Hommage et Coupe Caribou

Avec 25 podiums en Coupe du monde, deux titres de champion du monde et trois participations à des Jeux olympiques, le parcours d’Erik Guay aura marqué l’univers du ski alpin.

« C’était important pour nous de rassembler la communauté de Tremblant pour se rappeler de bons souvenirs de sa carrière », explique Andréanne Laroche Choquette de l’Association de villégiature Tremblant. La célébration en son honneur se déroulera à la place Saint-Bernard dès 12h30. Une vidéo récapitulative inédite des moments forts de sa carrière de skieur sera notamment présentée sur écran géant, en présence des jeunes du Club de ski Mont-Tremblant.

« Les jeunes du club voient en Erik un modèle inspirant de courage, car il s’est toujours relevé malgré les défis », souligne Mme Laroche Choquette.

Cet hommage est très apprécié du légendaire skieur, qui figure aussi sur le mur de la renommée de la Station. « Ça va être le fun. J’ai bien hâte de voir ça », dit l’athlète qui a passé beaucoup de temps à la montagne cette saison.  

À la suite de l’hommage, vers 13h, l’ancien champion du monde dévalera le parcours de la Coupe Caribou, donnant ainsi le coup d’envoi à cette célèbre traversée d’un bassin d’eau d’une longueur de 95 pieds. « C’est une question de vitesse. Du moment où vous avez assez de vitesse, ça passe très bien. Et moi disons que je suis habitué d’avoir une bonne vitesse », lance-t-il en riant. 

Bons souvenirs

Sa riche carrière lui a laissé de nombreux souvenirs impérissables. Est-ce qu’un événement l’a marqué en particulier? « Aux Championnats du monde, lorsque j’ai remporté le Super G et une 2e place en descente, c’était spécial. Deux podiums en quelques jours à peine. En plus j’ai été déclaré l’homme le plus vieux à remporter les Championnats du monde », raconte l’homme de 37 ans.

Il se souvient aussi très bien de ses débuts en ski sur les pentes du mont Tremblant. « Au début c’était vraiment pour le plaisir. Quand je skiais à Tremblant, je n’étais pas le plus vite, mais j’avais du fun. Et tranquillement après des années c’est devenu de plus en plus compétitif, raconte-t-il. Au début ce qui est important c’est vraiment de se faire plaisir. »

Qu’est-ce qu’on lui souhaite maintenant? « Du temps, beaucoup de temps en famille », répond Erik Guay sans hésiter.

« J’ai pris ma retraite également parce que j’avais peur un peu pour mon corps, je commençais à avoir des problèmes et je ne voulais pas avoir des séquelles à long terme, raconte-t-il. Mais finalement, depuis que j’ai pris ma retraite, depuis que je ne suis plus en position de recherche de vitesse, on dirait bien que les problèmes de dos sont partis et je me sens bien physiquement. » 

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Marilou Séguin

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